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Coupe du monde 2026 : la justice américaine fait fermer 400 sites de streaming illégal
Alors que la Coupe du Monde 2026 bat son plein, le département américain de la Justice a annoncé le 26 juin la saisie de près de 400 noms de domaine utilisés pour rediffuser les matchs en direct, sans autorisation. Le tout s’est fait sous le nom de code « Operation Offsides », soit opération hors-jeu en français. On appréciera la touche d’humour.
Ces sites captaient le signal officiel et le rediffusaient en temps réel. Cela permettait aux pirates de générer des revenus publicitaires alternatifs, sans verser un centime aux détenteurs des droits.
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Les pirates utilisent la rotation dynamique de domaines : quand une adresse tombe, le trafic bascule automatiquement vers une copie de secours. D’où ces saisies par paquets de centaines, plutôt qu’au compte-gouttes. Les liens repartent aussi très vite sur Telegram, Reddit ou X, souvent plus vite que la justice ne coupe.
Au-delà du discours sur la propriété intellectuelle, il y a un argument qui parle plus directement au spectateur : le risque. Eric Weindorf, agent spécial du Homeland Security Investigations, prévient que ces sites exposent les internautes à des logiciels malveillants et à des connexions non sécurisées capables de siphonner des données personnelles et bancaires.
Ce n’est pas qu’une posture : une analyse de Webroot en 2021 estimait que 92 % des sites de streaming sportif illégal embarquaient un contenu malveillant, en général via les régies publicitaires qui les financent.
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Lors du Mondial 2022 au Qatar, la même opération de démantellement avait fait tomber 78 domaines. Là, on parle de près de 400, soit cinq fois plus.
La différence ? Le tournoi 2026 se joue en Amérique du Nord, ce qui donne aux agences fédérales américaines une bien meilleure prise juridique pour agir, contrairement à l’édition qatarie.
Pour identifier les coupables, le le département américain de la Justice s’est appuyé sur la FIFA, qui détient les droits exclusifs de la compétition, mais aussi sur NBCUniversal, Warner Bros., beIN Media Group et l’UFC. Les serveurs et domaines visés ont été tracés notamment au Pérou et en Bulgarie, deux plaques tournantes connues du piratage en ligne.