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Critique Heart of the Beast : Brad Pitt et son chien en mode survie, une aventure qui manque de mordant
Brad Pitt et son fidèle compagnon à quatre pattes tentent de survivre dans la nature sauvage d'Alaska et (surtout) devant la caméra de David Ayer. Voici notre critique du film Heart of the Beast, garantie sans spoilers.
L’Appel de la forêt, Finch, Togo, Dog, Je suis une légende… Les films retraçant l'histoire d'un homme seul et face aux éléments, uniquement accompagné de son chien, sont si nombreux dans l'histoire du cinéma que c’en est presque devenu un sous-genre en soi.
C'est aujourd'hui au tour de Brad Pitt de s'essayer à cet exercice avec Heart of the Beast, qui sort dans les salles obscures ce 23 septembre. Voici notre critique du film, garantie sans spoilers.
Après un terrible crash d’avion, James Belmont, ancien des forces spéciales, se retrouve perdu au cœur de l’Alaska avec son chien Odin, depuis toujours à ses côtés. Livrés à eux-mêmes dans une nature aussi magnifique qu’impitoyable, ils devront puiser dans leurs dernières forces pour survivre ensemble.
Brad Pitt retrouve le réalisateur David Ayer pour Heart of the Beast.
Quelques semaines après la sortie du peu convaincant The Dog Stars de Ridley Scott, qui voyait Jacob Elordi survivre dans un monde post-apocalyptique avec son toutou, Heart of the Beast reprend cette figure de l'homme solitaire face à la nature sauvage, les infectés et autres mercenaires en moins.
Dans la peau du héros à fêlures, un grisonnant Brad Pitt retrouve ici le réalisateur David Ayer (Bright, Suicide Squad) 12 ans après l'âpre et maîtrisé film de guerre Fury, pour une aventure hélas bien paresseuse et en manque cruel de substance.
La relation entre James Belmont et le chien Odin est le cœur du film.
L'histoire du cinéma regorge de grands films de survie, de l'excellent Le Territoire des loups à Arctic en passant par 127 heures. Le genre est bien souvent l'occasion de raconter une histoire vraie de résilience et de dépassement de soi. Mais depuis la pandémie, celui-ci a surtout permis d'entretenir un certain fantasme du survivaliste.
Et si le scénario original de l'inconnu Cameron Alexander date de 2017, Heart of the Beast n'échappe pas à cette tendance, préférant s'attarder sur un Brad Pitt volontiers viril, sombre et pensif, ainsi que sur les magnifiques paysages de la Nouvelle-Zélande où le film a été tourné, plutôt que de véritablement raconter quelque chose.