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À Saint-Pierre-des-Corps, enquête sur la collision entre la police et un motard, au cœur d'une nuit de violences urbaines
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En Indre-et-Loire, la commune de Saint-Pierre-des-Corps reste sous le choc, lundi 21 septembre, après les violences de ce week-end. Un rodéo a dégénéré après l'intervention de policiers, des véhicules ont été incendiés et cinq jeunes ont été interpellés. Une enquête a été ouverte pour refus d'obtempérer.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Retour au calme ce matin à Saint-Pierre-des-Corps, en Indre-et-Loire, après un week-end sous tension. Tout près des habitations, des voitures calcinées. Pour éviter une nouvelle nuit de violences, un important dispositif de sécurité a été mis en place la nuit dernière, dimanche 20 septembre. Ce lundi matin, les habitants découvrent leur quartier marqué par les affrontements. "Là, je venais voir ce qu'il y avait comme dégâts. Mais franchement, c'est une horreur", témoigne une femme. Une autre riveraine abonde : "Il y en a qui disent [que c'est] une scène de guerre… On est sorti hier après-midi, mais on n'est pas rassurés."
Samedi soir jusqu'à quatre heures du matin, des affrontements ont éclaté entre les forces de l'ordre et plusieurs dizaines de jeunes. Dix policiers et gendarmes sont blessés, cinq jeunes ont été interpellés. L'un d'entre eux doit passer en comparution immédiate cet après-midi. Les violences ont éclaté quelques heures plus tôt en début de soirée. Les forces de l'ordre interviennent pour mettre fin à un rodéo urbain, lorsqu'une voiture de police et une moto entrent en collision. Le motard, un homme d'une vingtaine d'années, est grièvement blessé à une jambe et transporté à l'hôpital. Son pronostic vital n'est pas engagé. Le policier au volant a d'abord été placé en garde à vue, puis libéré dans la soirée de dimanche et placé sous le statut de témoin assisté.
Que s'est-il passé exactement ? Une enquête a notamment été ouverte pour refus d'obtempérer. Le motard nie s'être opposé au contrôle de police. "Mon client dit qu'il n'essayait pas de fuir au moment du percutage, il ne comprend pas avoir été percuté par ce véhicule, parce qu'à ce moment-là, il était, dit-il, en train de ralentir. Mon client a envisagé de se garer, de se stationner, à voir si c'est corroboré par les déclarations et des éventuelles caméras de vidéosurveillance", fait savoir Maître Abed Bendjador, avocat de la famille du motard.
La famille du jeune homme appelle au calme et dit avoir confiance en la justice pour établir les circonstances exactes de la collision.
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