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Test du GMKtec EVO-X2 : AMD Strix Halo, 128 Go de RAM unifiée et un iGPU au niveau d’une RTX 4060
Ordinateurs de bureau •
2025
Le marché des mini PC haut de gamme a changé de visage en quelques mois. Là où l’on testait il y a peu des configurations à 32 Go de RAM et un iGPU disons… modeste, on voit désormais arriver des machines équipées de la plateforme AMD Strix Halo, conçue à l’origine pour les PC portables professionnels et les stations de travail compactes. Le GMKtec EVO-X2 fait partie de ces machines qui repoussent les frontières de ce que peut faire un mini PC.
À l’intérieur, un AMD Ryzen AI Max+ 395 propose 16 cœurs Zen 5 et 32 threads, accompagné d’un iGPU Radeon 8060S à 40 unités de calcul RDNA 3.5. C’est l’équivalent d’une carte graphique d’entrée à milieu de gamme intégrée au processeur. Le tout est adossé à 128 Go de mémoire LPDDR5X-8533 unifiée, dont 64 Go peuvent être alloués comme VRAM dédiée au GPU. C’est cette mémoire qui change tout pour l’IA locale, et c’est précisément ce que j’ai voulu tester en profondeur.
D’autres machines partagent la même plateforme Strix Halo. J’ai déjà testé le Minisforum MS-S1 Max et le Framework Desktop, qui embarquent le même APU. Le match va donc se jouer sur l’intégration, le refroidissement, le réglage BIOS et la cible. J’ai passé plusieurs jours sur l’EVO-X2 sous Windows 11 et sous Linux/SteamOS, avec un protocole de tests poussé sur l’IA locale en particulier. Voici tout ce qu’il faut savoir.
L’exemplaire de ce test nous a été fourni par GMKtec, en configuration 128 Go de RAM et 2 To de SSD.
L’EVO-X2 reste compact malgré la puissance embarquée. Le châssis en aluminium avec une touche de doré bronze sur les côtés évoque un boîtier de PC portable, en plus dense. La finition est soignée, sans excès de RGB, juste un éclairage discret sur les ventilateurs avec un bouton dédié sur la façade pour changer le mode lumineux et accéder aux profils de ventilation. Globalement, c’est sobre et bien pensé pour un poste de travail professionnel.
Côté connectique, GMKtec a soigné l’ensemble. En façade, on trouve des ports USB-A 3.2 Gen 2 et un USB4 (40 Gbps, DP Alt-Mode, Power Delivery). À l’arrière, deux USB4 supplémentaires, du HDMI 2.1, du DisplayPort 1.4, un port Ethernet 2,5 GbE et l’entrée d’alimentation. C’est suffisant pour piloter jusqu’à quatre écrans simultanés. Petit regret, pas d’OCuLink ici, contrairement à l’EVO-T2S. Pour qui voulait brancher un eGPU sur cette machine, il faudra passer par l’USB4.
Le bloc d’alimentation externe est costaud, 230 watts, soit l’équivalent d’un chargeur de PC portable gaming. Pas de quoi tenir dans une trousse, mais c’est cohérent avec une machine qui peut tirer jusqu’à 140 W en pic. Le kit de fixation VESA est fourni pour ceux qui veulent caler la machine derrière un écran.
L’accès à l’intérieur n’est pas aussi simple que sur l’EVO-T2S. Il faut retirer plusieurs vis, dont certaines sont logées sous les patins en caoutchouc, ce qui est une étape un peu agaçante car les patins sont collés et peuvent se déformer lors du décollage. Une fois la coque retirée, on découvre cependant une conception soignée et un système de refroidissement particulièrement ambitieux. Je vous laisse constater ça :
À l’intérieur, on découvre un système baptisé Max3.0 par GMKtec : trois caloducs en cuivre, deux ventilateurs CPU de bonne taille, et un troisième ventilateur dédié au refroidissement des SSD M.2 (équipé de RGB et pilotable depuis le bouton de façade).