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J’ai testé le Sony A7R VI : la définition reine, la vitesse en prime (et un prix qui pique)
L'A7R VI ne choisit plus entre définition et vitesse.
Sony lance l’A7R VI, treize ans après le tout premier A7R, l’appareil qui a en quelque sorte inventé le plein format hybride très haute résolution. La filiation est évidente : monture E, même philosophie, même place entre l’A7 généraliste et l’A1 II au sommet. Sauf que la rupture est ailleurs.
Il faut se rappeler ce qu’était l’A7R V. Sorti fin 2022, il reprenait l’essentiel du capteur de l’A7R IV de 2019, avec un autofocus plus moderne. Un excellent appareil à images. Mais un appareil lent : obturateur électronique bloqué à 10 images par seconde, rolling shutter rédhibitoire sur tout sujet en mouvement, rafale RAW bridée en 12 bits. L’A7R VI change la donne. Son capteur empilé, une première pour la gamme R, réunit ce que Sony vendait jusqu’ici dans deux boîtiers distincts : la définition et la réactivité.
Ce n’est plus la définition pour la définition. C’est la définition sans aucune concession sur la vitesse.
Ce test a été réalisé avec un appareil prêté par Sony.
L’A7R VI mesure 132,7 x 96,9 x 82,9 mm. Il pèse 622 g nu, 713 g avec batterie et carte. C’est dix grammes de moins que l’A7R V équipé (723 g). Le châssis est en alliage de magnésium, avec des joints d’étanchéité sur toutes les ouvertures. Sony ne parle pas officiellement de tropicalisation, mais la résistance aux projections et à la poussière semble celle d’un boîtier professionnel.
La prise en main reprend les codes de la gamme A7 moderne : grip avant prononcé, molettes avant et arrière, joystick AF, boutons personnalisables C1 à C5. Le grip a été légèrement redessiné. Plus profond, plus charnu que celui de l’A7R V, il rassure mieux avec les optiques lourdes. La prise en main est très sécurisante et j’ai marché des kilomètres sans craindre que l’appareil n’échappe à mes doigts.
Les boutons sont désormais rétroéclairés, avec une touche dédiée pour activer l’éclairage. De nuit, c’est le genre de détail qui compte.
Deux nouveautés méritent qu’on s’y arrête. Une lampe tally en façade d’abord, soit un témoin lumineux que l’appareil film, utile pour les tournages. Une batterie inédite ensuite, la NP-SA100 remplace la NP-FZ100 en service depuis le premier Sony A9. La capacité est en hausse (on y reviendra), le format légèrement différent, et de fait compatibilité avec l’ancien grip vertical optionnel VG-C5M2 n’est pas garantie.
La connectique est généreuse. Deux ports USB-C, un USB 3.2 Gen 2 à 10 Gbit/s et un USB 2.0. S’ajoutent une prise HDMI Type A pleine taille, deux jacks 3,5 mm séparés pour le micro et le casque, et une synchro-flash. Le double slot accueille une carte CFexpress Type A et une SD UHS-II. Ce double format reste le bon compromis entre vitesse et accessibilité, même si le prix des cartes CFexpress Type A demeure significatif.