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Ces 2 planètes géantes à 1 110 années-lumière sont moins denses que la barbe à papa : les astronomes cherchent l’explication
Depuis les années 2010, l’Observatoire de la Côte d’Azur (OCA) mène des campagnes d'observation dans l'Antarctique dans le cadre du projet Astep (Antarctic Search for Transiting Extrasolar Planets). En théorie, cela permet de chercher, à moindre coût, des exoplanètes habitables proches du Système solaire. Mais pourquoi ? Nous avons demandé quelques explications à ce sujet à l'astronome Tristan Guillot, le directeur de recherche scientifique du projet à l'OCA.... Lire la suite
Selon toute vraisemblance, une équipe d’astrophysiciens a découvert un immense système d’anneaux autour d’une possible super-Saturne (ou naine brune) lorsqu’ils passaient devant la très jeune étoile-parent. La modélisation créée à partir des données d’observations de l’occultation qui s’est produite durant plusieurs semaines en 2007 suggère la formation de satellites naturels. Saturne est sur le point de perdre son trône de « seigneur des anneaux ».... Lire la suite
Ce 28 juin 2026, les astronomes ont confirmé l'existence de 8 228 exoplanètes dans la Voie lactée. Certaines sont étranges, comme deux géantes gazeuses qui sont actuellement sur le devant de la scène.
Imaginez deux exoplanètes de type géante gazeuse, mais dont les densités sont de 0,038 et 0,047 gramme par centimètre cube. Celle de la Terre est de 5,5 g/cm3 et celle de l'eau de 1 g/cm3. Science-fiction ? Non. Il s'agit des densités de TOI-791 b et TOI-791 c, qui orbitent autour d'une étoile naine de type F7, située à environ 1 110 années-lumière de la Terre, dans la constellation australe du Poisson volant (Volans).
Avec de telles densités, qui sont même inférieures à celle de la barbe à papa, qui avoisine généralement 0,05 gramme par centimètre cube, elles pourraient flotter sur un océan géant s'il en existait un à leur taille. Ce ne serait pas le cas d'une autre géante gazeuse que nous connaissons bien, à savoir Jupiter qui a une densité moyenne de 1,33 g/cm3.
Elles font partie du zoo quelque peu exotique des exoplanètes connues de la noosphère dans la Voie lactée et recensées par le célèbre site de l'Encyclopédie des planètes extrasolaires, fondé en 1995 par l'astronome Jean Schneider de l'observatoire de Paris. Nous n'en sommes encore qu'au début de l'exploration de ce monde.
Les méthodes de détection des exoplanètes se sont largement diversifiées depuis les années 1990. Elles peuvent se classer en deux grandes catégories, les méthodes directes et les méthodes indirectes. Les trois méthodes principales sont la méthode directe d’imagerie, la méthode indirecte du transit et la méthode indirecte de la vitesse radiale. © CEA Recherche
TOI-791 b et TOI-791 c ont d'abord été débusquées par la méthode des transits planétaires, c'est-à-dire en constatant des modifications périodiques et répétables d'une légère baisse d'intensité de la luminosité d'une étoile lorsqu'une exoplanète passe devant elle pour un observateur.
C'est le satellite Tess de la Nasa qui a fourni les premières alertes. Mais il a fallu des observations supplémentaires obtenues par le télescope Astep (Antarctic Search for Transiting ExoPlanets) de l'Observatoire de la Côte d'Azur, en Antarctique, pour qu'une équipe internationale impliquant plusieurs chercheurs du Laboratoire Lagrange (Observatoire de la Côte d’Azur, CNRS, UniCA) confirme l'existence de ces géantes, comme l'explique un article dans la célèbre revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.
Nous avions déjà parlé du télescope Astep sur la base Concordia, en Antarctique, et des conditions exceptionnelles d'observations qu'il permet dans le précédent article ci-dessous.