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"L'hypothèse la plus vraisemblable est celle d'un infanticide" : ce que l'on sait de la mort d'une fillette de 5 ans à Blois
La police a retrouvé lundi en fin d'après-midi le corps sans vie d'une petite fille de 5 ans au domicile de son père à Blois. Le parquet privilégie la piste d'un infanticide suivi d'une tentative de suicide du père.
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Une macabre et terrible découverte. Une enfant de 5 ans a été retrouvée morte au domicile de son père lundi en fin d'après-midi, a annoncé, mardi 22 septembre, le procureur de Blois (Loir-et-Cher), Stéphane Javet. Le magistrat a précisé que "l'hypothèse la plus probable" était "celle d'un infanticide, suivi d'une tentative de suicide" du père, retrouvé "dans un état médical critique" dans la même maison.
Les parents de la petite fille étaient séparés depuis deux ans et le père avait été condamné pour des appels téléphoniques malveillants à l'encontre de son ex-conjointe. Son état de santé ne permet pas son placement en garde à vue à ce stade. Franceinfo résume ce que l'on sait de cette affaire.
Lundi matin, l'école de l'enfant constate son absence. L'établissement envoie un e-mail à sa mère, puis, face à l'absence de réponse, l'appelle dans l'après-midi, selon une source policière à France Télévisions. Toujours selon cette source, la mère tente alors de joindre, sans succès, son ex-conjoint, qui devait déposer sa fille à l'école le lundi matin, après avoir passé le week-end avec elle. Le procureur de Blois confirme que cette femme, "inquiète", a ensuite alerté les policiers du commissariat de la ville. Ces derniers se rendent donc au domicile du père, où ils repèrent sa présence en localisant sa ligne téléphonique. C'est là qu'ils découvrent lundi en fin d'après-midi le corps "sans vie" de la petite fille de 5 ans, selon le procureur.
Les circonstances du décès de l'enfant ne sont pas encore connues. La petite fille ne présentait pas "de lésions apparentes", d'après le procureur. Plusieurs médicaments, ainsi qu'une petite gourde d'eau, ont été retrouvés sur la table de nuit, ce qui laisse penser à un empoisonnement, selon la source policière. L'autopsie de l'enfant était prévue mardi dans l'après-midi, afin de "permettre d'avancer sur les circonstances de la mort", a précisé Stéphane Javet, qui devrait communiquer sur les conclusions.
"A l'arrivée des policiers, le père de l'enfant, né en 1984, était inconscient et présentait de nombreuses entailles sur le corps – dont la gorge – possiblement auto-infligées à l'aide d'un objet tranchant", détaille le procureur de Blois. Cet homme de 42 ans a été transporté à l'hôpital "dans un état critique" et "n'est actuellement pas entendable", mais son pronostic vital n'est pas engagé. Il sera placé en garde à vue "dès que cela sera médicalement possible", ajoute le procureur.
Selon le magistrat, "l'hypothèse la plus probable est celle d'un infanticide, suivi d'une tentative de suicide". "Si tel devait être le cas, il appartiendra au commissariat de Blois, désigné pour mener cette enquête, de déterminer précisément les raisons du passage à l'acte de ce père à l'encontre de son enfant", souligne Stéphane Javet. L'enquête pourra ainsi permettre d'évaluer s'il s'agit, ou pas, de violences vicariantes, terme employé quand les femmes sont frappées "par procuration" via le meurtre de leur enfant.
Les parents de la petite fille sont séparés depuis 2024. En raison de ce "conflit parental aigu", une mesure d'assistance éducative en milieu ouvert (AEMO) avait été confiée à un juge des enfants, depuis septembre 2025, spécifie le procureur. Une telle mesure est ordonnée lorsque la santé, la sécurité ou l'éducation d'un mineur sont mises en danger. Elle permet d'accompagner la famille sans retirer l'enfant de son domicile.
Le père a été "condamné en 2025 à six mois d'emprisonnement avec sursis pour des appels téléphoniques malveillants à l'encontre de son ex-conjointe, mère de l'enfant décédée", précise encore le parquet. Une source policière fait aussi état à France Télévisions de plaintes existant contre l