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Qualcomm dévoile ses Snapdragon 8 Elite Gen 6 : attention au piège de la version « Extreme »
Deux processeurs pour le prix d’un : rompant avec sa tradition, Qualcomm annonce aujourd’hui non pas une, mais deux puces haut de gamme pour les smartphones Android les plus chers de l’année prochaine.
En lieu et place d’un unique Snapdragon 8 Elite Gen 6 pour succéder au précédent SD 8 Elite Gen 5, l’entreprise a développé en parallèle une seconde puce appelée Snapdragon 8 Elite Extreme Gen 6 – tout est donc la mention « Extreme ». Une mention qui sera votre point de vigilance dans les mois qui viennent pour identifier la meilleure des deux puces.
Qualcomm justifie ainsi la décision de lancer deux puces haut de gamme : « Le marché des smartphones a changé et Qualcomm s’adapte », a expliqué sur scène Chris Patrick, vice-président sénior et responsable général de la division mobile de Qualcomm. « Entre les terminaux pliants, ceux dédiés au gaming ou à la photo, nos clients cherchent à se différencier et ont besoin de puces différentiées pour cela », a-t-il assuré.
Quant à la différentiation justement, Qualcomm ne l’a pas rendue bien aisée : la seule différence entre les deux logos tient dans le cadre extérieur doré, plus large dans le cas de la version Extreme. Pas de gros « X » facilement identifiable, pas de changement de teinte/couleur, etc. Si nous hésitions entre timidité excessive (volontaire ou non) ou ratée de communication, la réalité pour Chris Patrick est que « nous voulons que les consommateurs cherchent uniquement la mention Snapdragon 8 Elite Gen 6. C’est aux constructeurs de choisir la bonne puce pour les bons usages ».
Avant de parler de détails architecturaux, parlons finesse de gravure : cette sixième génération est la première de l’histoire de Qualcomm à utiliser le nœud TSMC N2, abusivement appelé 2 nanomètres. Après trois générations en 4 nm, puis deux en 3 nm, on sent l’accélération reprendre en matière de finesse de gravure !
Après l’Exynos 2600 de Samsung lancé en début d’année (qui ne réussit pas à la version européenne du Galaxy S26…), conçu autour de la gravure maison du coréen (SF2), après leA20 Pro d’il y a 15 jours (et le M6 du mois dernier), ou encore le MediaTek Dimensity 9600 Pro de la semaine dernière, Qualcomm est donc le dernier larron à dévoiler les détails de ses puces gravées en 2 nm. Comme à l’accoutumée, ce sont donc les grands volumes (et donc les petites puces) du marché des smartphones qui profitent les premières de la finesse la plus à la pointe de l’industrie.
Mais comme vous allez le voir, si cette plus grande finesse de gravure permet d’ajouter quelques transistors en plus et de pousser un peu plus loin les fréquences, le vrai bénéfice de cette transition est à chercher du côté de l’énergie.
Commençons par le bloc CPU, le processeur qui fait tourner Android. Du point de vue architectural, on reste sur la famille de cœurs Oryon maison, conçue par le père des CPU Apple, qui passent pour l’occasion en génération 4 – mais nous n’avons pas plus de précisions pour le moment. L’organisation ne bouge pas : deux « Prime Cores », les brutes de calcul, et six « Performance Cores ». Huit cœurs au total épaulés par 16 Mo de cache baptisé Oryon Flex Cache.
La course à la puissance continue et, fait historique sur mobile, les cœurs Prime atteignent, la fréquence record de 5 GHz (4,6 GHz l’an dernier) ! Les six autres profitent eux aussi d’un boost de puissance et passent de 3,6 GHz à 4 GHz. De quoi permettre à Qualcomm de revendiquer le titre de « CPU mobile le plus rapide au monde ». Mais il faut ici prendre la rapidité au sens fréquence et non performance pure : les mesures de performances parleront quand les terminaux seront dans nos mains.
Ces gains de fréquences se traduisent par des gains de performance, mais qui semblent plus modestes que l’an dernier : +13 % pour l’Extreme et +10 % pour le 8 Elite Gen 6, quand le Snapdragon 8 Elite Gen 5 revendiquait +20 % à finesse de gravure égale. Ces gains suivent de près la hausse des fréquences, ce qui laisse penser que l’architecture a pe