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Test Anker Nebula P1 : le vidéoprojecteur qui remet le son au bon endroit !
Le Nebula P1 part d’une idée toute simple, mais plutôt maline : permettre au son de venir du bon endroit ! Sur ce vidéoprojecteur Full HD, les deux enceintes ne sont pas figées dans le châssis. Elles se détachent, fonctionnent sur batterie et peuvent être placées de part et d’autre de l’écran, comme de petites enceintes stéréo.
Sur le papier, le concept répond à un vrai problème. Un vidéoprojecteur classique se pose souvent devant soi, sur une table basse, ou parfois derrière le canapé. Dans les deux cas, le son ne vient pas forcément de l’image. Avec ses satellites amovibles, Anker tente donc de corriger cette faiblesse sans imposer l’achat d’une barre de son ou d’enceintes externes.L’idée est bonne, et même assez rare sur un modèle de cette catégorie. Reste à savoir si elle suffit à faire du Nebula P1 un vidéoprojecteur vraiment convaincant. Car un bon concept ne compense pas toujours les limites d’image, de luminosité ou de connectique. Nous l’avons utilisé pendant une semaine pour voir si ces enceintes détachables changent réellement l’expérience… ou si elles masquent surtout les compromis du projecteur.
Le Nebula P1 va droit au but. Dans la boîte, on trouve le vidéoprojecteur, sa télécommande, deux piles AAA et un adaptateur secteur USB-C avec câble détachable. Ce dernier point est appréciable : en cas de souci avec le bloc d’alimentation ou le câble, il sera plus simple de le remplacer qu’avec une alimentation propriétaire.Le vrai élément distinctif se trouve évidemment sur les côtés de l’appareil. Les deux enceintes se détachent du châssis et fonctionnent sur batterie. Elles peuvent aussi être rechargées séparément en USB-C, ce qui permet de les replacer autour de l’écran sans devoir systématiquement les remettre sur le projecteur entre deux séances.
La télécommande laisse également une bonne impression. Elle est simple, dotée de raccourcis vers les principales plateformes de streaming, et surtout rétroéclairée sur la plupart de ses touches. C’est un détail, mais sur un vidéoprojecteur que l’on utilise souvent dans la pénombre, il compte davantage qu’il n’y paraît.
Le design du Nebula P1 intrigue au premier regard. L’appareil prend la forme d’un bloc vertical assez haut, mais son encombrement change une fois les enceintes retirées. Le module central bascule pour révéler, d’un côté, l’optique de projection, et de l’autre, la connectique. L’ensemble paraît bien assemblé, avec des éléments qui se verrouillent correctement et une finition sérieuse pour cette gamme de prix.
Reste que cette conception atypique n’est pas qu’une affaire de style. Elle conditionne aussi l’installation du projecteur, le placement des enceintes et, plus largement, la façon dont on l’utilise au quotidien.
Le Nebula P1 repose sur une puce DLP de 0,23 pouce associée à une source lumineuse à quatre LED. C’est une architecture assez classique sur les vidéoprojecteurs compacts : elle permet de contenir la chauffe, le bruit de ventilation et l’encombrement, tout en conservant une durée de vie confortable pour la source lumineuse. En contrepartie, elle ne permet pas au P1 de rivaliser avec des modèles plus imposants, parfois équipés d’une puce DLP plus grande ou d’une source lumineuse plus puissante.
C’est d’ailleurs sur la luminosité que le Nebula P1 montre le plus vite ses limites. Anker annonce 650 lumens ANSI, mais à l’usage, il faut très vite contrôler la lumière ambiante pour obtenir une image convaincante. Dans une pièce en journée, même avec la luminosité réglée à 100 %, l’image manque d’impact et paraît vite délavée. Pour profiter correctement d’un film ou d’une série, il faut fermer les volets, éteindre la plupart des lumières et se contenter, au mieux, d’une petite lampe d’appoint. C'est dommage, car nous avons parfois eu la sensation de nous retrouver sur le Dangbei N2 Mini, un appareil bien moins cher et avec une luminosité bien inférieure.
La définition de 1 920 x 1 080 pixels suffit pour profiter d’une grande diagonale sans sensatio