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J’ai essayé les lunettes Meta VR : le Vision Pro a enfin un rival beaucoup plus léger
Une image superbe, un suivi du regard très convaincant et un clavier qui apparaît sur la table : les lunettes Meta VR m'ont franchement impressionné. J'ai passé une trentaine de minutes avec ce nouveau dispositif à Londres, et rarement eu aussi envie de prolonger une démo.
Meta a beau les appeler des lunettes, les Meta VR Glasses ont des ambitions de casque VR. Jeux du catalogue Quest, cinéma personnel, bureau multi-écran : le programme est chargé pour un appareil dont la partie portée sur le visage pèse environ 100 grammes. Le constructeur a déplacé le reste dans un boîtier relié par un câble, une formule qui impose toujours de transporter deux éléments, mais change beaucoup de choses une fois les lunettes sur le nez.
Lors d’un briefing organisé à Londres avant Connect, j'ai pu essayer l’interface, regarder un film, jouer et manipuler plusieurs fenêtres. Une prise en main d’environ trente minutes, donc, pas un test d’endurance. Suffisamment, en revanche, pour découvrir un produit déjà très convaincant dans les usages présentés.
La légèreté est la première réussite de ces lunettes Meta VR. Le produit est compact, très bien fini, et son châssis en alliage de magnésium ne donne pas l’impression d’un prototype sacrifié sur l’autel du poids. On conserve un boîtier et un câble, dans une configuration qui rappelle celle du Vision Pro, mais ils ne m'ont pas gêné pendant la démo. Le boîtier m'a même semblé un peu moins lourd, au jugé.
La comparaison a toutefois ses limites techniques. Chez Meta, ce boîtier accueille la batterie, mais aussi le calcul et le stockage. Les quelque 100 grammes annoncés ne correspondent donc pas au poids de l’ensemble à emporter. Celui-ci pèse 300 grammes et peut se clipser à une poche ou un sac. Il repose sur le Snapdragon Reality Elite de Qualcomm, également désigné XR2 Gen 3, et rejoint les lunettes par une liaison optique. Il embarque 12 Go de RAM et 128 Go de stockage, extensible par microSD jusqu’à 1 To.
Meta annonce jusqu’à trois heures de lecture multimédia haute résolution en continu et une charge rapide de 45 W. Je n'ai évidemment pas pu vérifier cette autonomie, encore moins celle en jeu. Il faudra également porter les lunettes bien plus longtemps pour savoir si le confort de cette première demi-heure résiste à un film entier ou à une après-midi de travail.
La fiche technique précise ce que recouvre l’appellation « 5K Infinite Display » : des panneaux micro-OLED de 2 412 × 2 288 pixels par œil, à une fréquence pouvant atteindre 120 Hz. Les optiques sont de type pancake, pour une densité annoncée de 37 pixels par degré. Meta ajoute la prise en charge du Dolby Vision et de l’audio spatial Dolby Atmos intégré aux branches.
J'ai en revanche eu l’impression d’un champ de vision plus étroit que sur un Vision Pro ou un Quest 3. Meta confirme un écart important avec ce dernier : 70° à l’horizontale et 66° à la verticale, contre respectivement 110° et 96° sur le Quest 3. Les côtés ouverts modifient également la sensation d’immersion, mais ils n’expliquent donc pas à eux seuls mon ressenti. C’est un compromis à garder en tête malgré l’excellente netteté de l’image.
Les utilisateurs du Vision Pro ne seront pas dépaysés par la mise en route. Le calibrage demande notamment de regarder des points lumineux sous différentes luminosités, avant de naviguer avec les yeux et les gestes. La proximité avec l’approche d’Apple saute aux yeux, jusque dans la manière d’appréhender l’interface.
À l’usage, c’est une réussite. Le suivi du regard m'a paru très précis et réactif, et celui des mains a parfaitement fonctionné pendant ma session. Les fenêtres restent bien ancrées dans l’espace. J'ai pu passer de l’interface aux contenus et au multi-fenêtre sans que les interactions viennent gâcher la démonstration.