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Dans les petites communes, les distributeurs automatiques en libre-service de plus en plus souvent pris pour cible
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Le fléau se multiplie dans les petites communes : des produits frais sont dérobés dans les casiers automatisés en libre-service, souvent installés par des agriculteurs pour augmenter leurs revenus. Des actes de vandalisme qui coûtent très cher, pour un butin souvent dérisoire. Exemple près du Mans.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Son distributeur est situé à quelques kilomètres du Mans, à Saint-Biez-en-Belin (Sarthe). Sophie Girard, agricultrice, a investi dans des casiers en libre-service pour vendre ses fruits et légumes. Mais il y a quelques jours, mauvaise surprise : elle a été victime d'un vol, un pot de miel. "Ils ont cassé le casier avec une grosse pierre qui se situait de l'autre côté de la route. C'est quand même assez résistant, donc je pense qu'ils ont essayé, essayé, essayé, ils en ont cassé un (...)", raconte-t-elle.
La scène a en partie été filmée par la vidéosurveillance. À une heure du matin ce jour-là, on aperçoit deux silhouettes, deux jeunes hommes. Aussitôt la caméra repérée, ils la neutralisent. Le butin est dérisoire, mais le préjudice, lui, est élevé. "S'il fallait faire intervenir le constructeur, nous, actuellement, on a 1 000 euros de frais de déplacement. Donc déjà d'office, plus le temps passé ici, plus le carreau, c'est quelque chose qui va coûter 1 500, 1 600 euros, juste pour un pot de miel à 7,80 et pour un seul casier de cassé. C'est rageant, c'est vraiment rageant", commente l'agricultrice.
Ces derniers mois, les cas se multiplient un peu partout en France comme dans le Puy-de-Dôme, où un distributeur de pizza a été attaqué à la voiture bélier. Les voleurs ne semblent pas bien préparés. L'un d'eux donne même accidentellement un coup de pied de biche à son complice. Coût des réparations des casiers : 1 500 euros.
Mais les conséquences de ces vols peuvent encore aller plus loin. En Normandie à Verson (Calvados), un restaurateur a eu la moitié de ses casiers cassés et son activité, dit-il, est aujourd'hui menacée. "C'est-à-dire qu'aujourd'hui, pour faire tourner la boutique sans ça, je suis obligé de licencier un salarié. Si je n'ai pas le distributeur, je gagne à peu près 3 000 euros de moins. Et 3 000 euros de moins, je ne peux pas payer un salarié", assure Aurélien Roussel, gérant d'un restaurant.
En cas de vol avec dégradation, la peine peut aller jusqu'à 50 ans de prison et 75 000 euros d'amende.
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