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Procès en appel du MoDem : "Je n'ai jamais organisé ou dirigé de système d'emplois fictifs", se défend François Bayrou
François Bayrou est interrogé ce jeudi par la cour d'appel de Paris dans le dossier des assistants d'eurodéputés du MoDem, poursuivi pour complicité de détournement de fonds publics au préjudice du Parlement européen.
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François Bayrou est interrogé, depuis le début de l'après-midi de ce jeudi 24 septembre, par la cour d'appel de Paris. L'ex-Premier ministre doit répondre, avec dix anciens cadres du MoDem, à des accusations de détournement de fonds. En cause, 11 contrats litigieux d'assistants d'eurodéputés, conclus entre 2005 et 2014, pour un total de 300 000 euros. Une affaire qui remonte à 10 ans et pour laquelle François Bayrou a été relaxé en première instance.
A la barre, François Bayrou se fait professeur et commence un exposé qu'il promet bref : Petit 1 : qu'est-ce qu'un parti politique ? Petit 2 : quel est l'historique de l'UDF (Union pour la démocratie française) et du MoDem ? François Bayrou prétend lire à l'avance les questions dans les yeux de la présidente, ce qui ne plait guère à la magistrate qui le recadre après 17 minutes. "Ce n'est pas une audition, c'est un interrogatoire", lui rappelle-t-elle.
L'ancien Premier ministre reprend alors le fil de son discours. "Non, je n'ai jamais organisé ou dirigé de système d'emplois fictifs", jure-t-il. L'homme politique conteste aussi l'existence de difficultés financières au sein de son parti. Un point qui pourrait, selon l'accusation, représenter l'un des mobiles de l'infraction. "Nous avions toujours au moins 5 millions d'euros en réserve", réfute François Bayrou.
Confiant, le leader centriste s'est dit, au début de son procès en appel, il y a 2 semaines, convaincu d'être relaxé, comme ce fut le cas en première instance.
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