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Test DJI Osmo Pocket 4P : son double objectif change-t-il vraiment la donne ?
Après trois générations centrées sur un unique objectif grand-angle, DJI ajoute enfin un vrai téléobjectif à sa caméra de poche culte. Entre 20 mm et 60 mm, la Pocket 4P promet plus de polyvalence sans sacrifier le format qui a fait le succès de la gamme. Verdict après plusieurs semaines d'utilisation intensive.
Les Osmo Pocket occupent depuis 2018 une niche bien à elles. Trop sophistiquées pour être de simples caméras d'action, bien plus maniables qu'un hybride monté sur stabilisateur, elles ont convaincu voyageurs, vloggeurs et créateurs de contenu en promettant une image propre sans complexité logistique.
Avec la Pocket 4, sortie en avril 2026, DJI avait peaufiné la formule sans la bouleverser. La Pocket 4P va plus loin, ajoutant une seconde caméra dotée d'une focale équivalente à 60 mm, là où le grand-angle de 20 mm régnait seul depuis plusieurs générations. De quoi transformer une caméra déjà séduisante en véritable petit studio de poche.
L'Osmo Pocket 4P a été lancée et commercialisée fin juillet 2026 en Europe. Les États-Unis en sont exclus, DJI restant englué dans son bras de fer avec la FCC qui prive régulièrement la marque de ses nouveautés les plus avancées sur le marché américain.
Côté tarifs, le pack Standard Combo (caméra, lumière d'appoint, poignée filetée 1/4 pouce et pochette de transport) est proposé à 599 €. Le pack Vlog Combo, plus complet, grimpe autour de 689 € et ajoute un émetteur DJI Mic Mini 2, la télécommande à écran Osmo FrameTap, un mini-trépied et une sacoche de transport plus généreuse.
L’Osmo Pocket 4P reste compatible avec la gamme d’accessoires dédiés de l’écosystème Osmo, parmi lesquels une poignée batterie, un complément grand-angle, des filtres ND, un filtre Black Mist, un mini-trépied, une lumière d’appoint, ainsi que les microphones de la gamme OsmoAudio.
La Pocket 4P conserve son format de petite caméra montée sur nacelle mécanique à trois axes, avec écran tactile orientable, joystick et commandes pensées pour une utilisation à une main. Avec 230 g sur la balance, elle se glisse facilement dans un sac malgré 40 g de plus que la Pocket 4 standard — la faute au second module optique et à l'électronique associée.
L'écran, toujours aussi pratique, sert d'interrupteur en pivotant, un principe hérité de la Pocket 3 et qui reste l'un des meilleurs partis pris ergonomiques de la gamme. Sa dalle Oled de 2 pouces affiche 1000 nits de luminosité, largement suffisants pour composer son cadrage même en plein soleil. DJI a ajouté deux boutons personnalisables qui apparaissent lorsque la caméra est active, dont un raccourci dédié pour basculer instantanément entre le grand-angle et le téléobjectif.
C'est d'ailleurs là que se joue la principale nouveauté de prise en main : le passage d'un objectif à l'autre. La transition la plus naturelle consiste à presser le bouton de zoom dédié, qui permet de basculer rapidement entre 1x, 3x et 6x — c'est la meilleure façon d'utiliser l'appareil. Un zoom continu reste possible via le joystick, mais il est moins précis en plein cadrage. Seul bémol gênant en vidéo, un léger saut d'image est perceptible lors du passage d'un objectif à l'autre au niveau du 3x, un artefact commun à tous les systèmes multi-optiques de ce format.
L'app DJI Mimo reste par ailleurs très complète, avec contrôle à distance, retour vidéo, réglages avancés et outils de montage intégrés — du terrain connu pour les habitués de la marque.