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Actualité : Mais que se passe-t-il avec la conduite autonome de Tesla en Europe ? Voici les derniers rebondissements
Espéré pour octobre 2026, le feu vert européen du FSD de Tesla attendra. Entre approbations locales, réserves et dérives constatées, la conduite autonome patine encore.
© Jose Gil/Shutterstock - La conduite autonome de Tesla (FSD) peine à enclencher la seconde en Europe, vote reporté et dérives constatées peinent à convaincre la majorité
Tesla mise tout sur son système de conduite autonome pour ses voitures électriques, le FSD (Full Self-Driving). La plus grosse attente de l’entreprise d’Elon Musk est d’ailleurs sa validation par l’Union européenne, alors que les pays membres l’autorisent au compte-goutte et que les dérives s’accumulent. Le vote européen vient justement d’être reporté, ralentissant encore une fois ses ambitions de déploiement à grande échelle sur le Vieux Continent.
Le calendrier européen de Tesla dérape à nouveau. Alors que la firme d’Elon Musk espérait une décision définitive le 6 octobre 2026 devant le comité technique pour les véhicules à moteur, l’ordre du jour publié par Bruxelles ne prévoit qu’une simple discussion de 25 min sur la requête des Pays-Bas au sujet d’une extension de l’homologation à l’ensemble des 27. Le comité ne se réunissant pas de nouveau avant décembre, aucun arbitrage communautaire ne sera rendu avant la fin de l’année.
Pourtant, la technologie est de plus en plus adoptée par les États-membres. Les Pays-Bas, la Lituanie, l’Estonie, le Danemark, la Belgique, la Slovénie, la République tchèque et tout récemment la Croatie ont en effet donné leur feu vert pour ce système de conduite autonome supervisé. Ce déploiement en cascade repose sur une dérogation accordée en avril par l’autorité néerlandaise (RDW) via l’article 39. Grâce au principe de reconnaissance mutuelle, chaque pays volontaire peut ainsi autoriser le système sans avoir à mener ses propres évaluations techniques.
Ces huit nations ne représentent cependant que 12 % de la population de l’Union, bien loin des 65 % requis pour emporter la majorité qualifiée lors du vote européen tant attendu. L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la France réunissent 58 % des citoyens et restent prudentes, alors que leur vote est décisif pour Tesla et son FSD. Après avoir affiché un refus strict cet été, Paris a assoupli sa position début septembre à la suite d’échanges avec Elon Musk. Deux Model Y mènent depuis des essais sur les routes françaises afin d’évaluer la fiabilité réelle du dispositif avant son approbation.
Cette réserve partagée s’explique par des dérives inquiétantes, récemment confirmées par une étude menée à Bruxelles par l’association Johanna.be. Elle révèle que le véhicule a dépassé la vitesse maximale sur 55 % des tronçons à 30 km/h analysés, avec une moyenne de 44 km/h et une lecture erronée des panneaux dans 90 % des cas. La voiture a même tenté de dépasser des cyclistes dans des rues où cette manœuvre est strictement interdite.
De plus, la possibilité de paramétrer le système jusqu’à 50 % au-delà des limitations inquiète les régulateurs. Face à ces manquements, le Conseil européen pour la sécurité des transports réclame le rejet pur et simple de l’homologation initiale délivrée par les Pays-Bas.
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