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Ford assemble ses premières batteries LFP au Michigan pour un pick-up électrique à moins de 30 000 $
Ford et l’électrique, on ne peut pas encore parler franchement d’un succès retentissant, malgré des produits intéressants, notamment les Explorer et Capri qui reposent sur la même plateforme que les SUV électriques de chez Volkswagen, ou encore le Puma Gen-E.
Toujours est-il qu’aux États-Unis, le F-150 Lightning, version électrifiée du fameux F-150, n’a pas franchement fait d’émules, au point même que le constructeur a récemment mis un terme à sa production.
Mais c’est sans doute pour mieux revenir, et avec un produit sans doute plus pertinent. En effet, la marque a annoncé l’arrivée d’un nouveau « petit » pick-up (à l’échelle des USA sans doute…) électrique à moins de 30 000 dollars. Et pour réussir ce tour de force, Ford compte s’inspirer de son expérience européenne.
Ford affirme d’ailleurs être devenu le premier constructeur à assembler des cellules de batteries lithium fer phosphate (LFP) aux États-Unis pour des véhicules grand public. L’annonce, confirmée par le PDG Jim Farley, concerne l’usine BlueOval Battery Park située dans le Michigan.
Dans les faits, l’usine produit actuellement des cellules dites « D-Sample », c’est-à-dire des exemplaires fabriqués avec les matériaux et procédés destinés à la production de série, mais qui doivent encore passer par une phase de validation avant toute commercialisation.
Ford annonce viser une production de cellules commercialisables avant la fin de l’année 2026, en vue du lancement du pick-up électrique à moins de 30 000 dollars prévu en 2027. Un calendrier serré, tant les retards sont fréquents dans l’industrie des batteries, y compris (surtout ?) chez les constructeurs les plus expérimentés.
L’usine appartient entièrement à Ford, mais s’appuie sur une licence technologique du chinois CATL, numéro un mondial des batteries, qui a également accompagné la formation des équipes locales.
Moins denses en énergie et généralement moins performantes par grand froid que les batteries NMC, les cellules LFP présentent en revanche l’avantage d’être moins coûteuses à produire, moins dépendantes de matériaux critiques comme le cobalt, et réputées plus durables dans le temps.
Des arguments que Ford met en avant pour justifier son virage, avec l’ambition de proposer enfin des véhicules électriques réellement accessibles.
L’usine du Michigan doit employer environ 800 personnes d’ici la fin de l’année, un chiffre qui pourrait grimper à 1 700 à terme selon Ford.