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Colère des lycéens : après les faits de violence, où en sont les enquêtes ?
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Julien Gasparutto, Margaux Manière, Caroline Thébaud
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Pascal Doucet-Bon
En marge de la mobilisation des lycéens français, plusieurs heurts sont survenus. Plusieurs adolescents ont été interpellés, tandis que l'un d'eux a porté plainte contre un policier et le ministère de l'Intérieur.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Thierry Laurent, professeur de physique-chimie, tentait d'éteindre un incendie devant son lycée de La Ciotat (Bouches-du-Rhône), vendredi 2 octobre, lorsqu'il a été aspergé d'essence par un manifestant, puis visé par un coup de pied par derrière. Il est l'un des 78 personnels éducatifs blessés cette semaine. "Le fait de sentir l'essence dégouliner, c'est une sensation particulière", témoigne-t-il. Un adolescent a été interpellé ce dimanche 4 octobre. Il est âgé de 16 ans, scolarisé dans le même lycée. Le professeur a aujourd'hui un espoir : "Qu'il ait une démarche citoyenne, même si ses premiers actes n'étaient pas trop dans le style, mais qu'il essaie de prendre conscience."
À Marseille (Bouches-du-Rhône), l'adolescent qui a brûlé une passante de 40 ans au visage a été identifié. Il a 15 ans et vient d'être transféré au centre pénitentiaire pour mineurs de Marseille, mis en examen pour acte de barbarie. Il risque 15 ans de prison. "L'auteur reconnaissait immédiatement les faits et en saisissant la portée, exprimait de profonds regrets", a communiqué Nicolas Bessone, procureur de Marseille.
À Belfort (Territoire de Belfort), quatre personnes soupçonnées d'avoir roué de coups un policier ont été identifiées, dont deux ont été interpellées. Les individus ont 15 et 17 ans, scolarisés au lycée près duquel s'est déroulée l'agression. Le plus âgé, de nationalité bulgare, avait été arrêté et menotté par le policier dans le lit d'un ruisseau quelques instants plus tôt. "En voyant ces images, il a reconnu que le commandant était bien en train de procéder à son interpellation au moment où il était arrivé dans son dos. Lorsqu'il lui a été posé la question de savoir s'il pensait que ce policier avait tenté de le noyer, il a répondu par la négative", rapporte Paul-Édouard Lallois, procureur de la République de Belfort.
Dimanche soir, pourtant, le lycéen a porté plainte pour tentative de meurtre. "Nous avons tous vu les vidéos et nous voyons que la tête est immergée. C'est mon client qui est premièrement victime de violences extrêmement graves par un fonctionnaire de police", déclare l'avocat du jeune homme, Me Arié Alimi. L'adolescent a aussi déposé plainte contre le ministre de l'Intérieur pour complicité de tentative de meurtre.
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