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Le syndicat des avocats de France critique un "maintien de l'ordre qui ne privilégie pas une désescalade" de la mobilisation des lycéens
Juliette Beigelman souscrit également au point de vue exprimé par la Ligue des droits de l'homme (LDH) qui dénonce une dérive globale par rapport à l'État de droit, en raison du nombre d'interpellations et de la brutalité de nombre d'entre elles.
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"On ne peut que déplorer qu'on ait une logique de maintien de l'ordre qui ne privilégie absolument pas une désescalade", affirme lundi 5 octobre sur franceinfo Juliette Beigelman, avocate à Rennes, spécialiste des droits des mineurs et membre du SAF, le syndicat des avocats de France. Pour elle, "les revendications des élèves sont parfaitement légitimes (...) et compte tenu de ces enjeux-là, on devrait avoir une logique du maintien de l'ordre qui garantit l'exercice des libertés fondamentales que sont le droit de manifester, la liberté de réunion, la liberté d'expression", pointe Maître Beigelman.
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L'avocate s'interroge ainsi sur le fait que "des préfets ont écrit aux parents d'enfants qui ont été interpellés en les invitant à rappeler leurs enfants à l'ordre". "Nous nous inquiétons des moyens par lesquels les préfets ont eu ces informations. Une enquête pénale est secrète", rappelle l'avocate rennaise. "Personne ne doit y avoir accès, même nous (avocats), nous n'y avons pas accès, il n'y a que le procureur", insiste Juliette Beigelman. "Donc comment le préfet a pu être au courant des interpellations ?", se demande l'avocate.
À ce jour, et étant donné le mouvement en cours, le syndicat des avocats de France (SAF) publie des fiches pratiques à destination des lycéens en cas de garde à vue. "En fait, c'est de l'accès au droit", explique Maître Beigelman. "Ces flyers rappellent les dispositions applicables en matière de privation de liberté pour les mineurs, donc on leur rappelle leurs droits de garder le silence (...) jusqu'à un entretien avec un avocat et nous donnons des éléments basiques : le droit à un médecin, le droit à l'accompagnement par les représentants légaux (...) c'est vraiment de l'accès au droit pur", souligne Juliette Beigelman.
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L'avocate souscrit par ailleurs au point de vue exprimé par la Ligue des droits de l'homme (LDH) qui dénonce lundi une dérive globale par rapport à l'État de droit. Avec 5 000 interpellations depuis le début du mouvement dont 2 000 pour la seule journée de jeudi, la LDH et d'autres organisations dont le SAF dénoncent des arrestations d'une "ampleur inédite" et pointent la brutalité de beaucoup d'entre elles, estimant que "la répression policière qui s'abat sur les lycées a franchi un seuil critique".
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