// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
Une pétition pour "interdire des armes mutilantes dans les manifestations lycéennes" dépasse les 50 000 signatures sur le site de l'Assemblée nationale
Lancée le 5 octobre par un parent professeur, elle dénonce une réponse sécuritaire au mouvement lycéen "totalement disproportionnée".
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
Une pétition visant à "interdire des armes mutilantes et des techniques d'immobilisation létales dans les manifestations lycéennes" a réuni, en à peine deux jours, plus de 50 000 signatures, constate mercredi 7 octobre l'Agence Radio France sur le site de l'Assemblée nationale. Elle a été lancée mardi par Raphaël Pradeau, professeur et membre de l'association Attac. Dans cette pétition, la réponse sécuritaire des forces de l'ordre au mouvement lycéen est qualifiée de "totalement disproportionnée".
Face aux "interpellations massives et violentes", il est demandé "aux parlementaires de voter une loi" qui prévoit "le retrait des armes mutilantes comme les LBD 40, les grenades explosives et de désencerclement et les pistolets à impulsion électrique", lors de mobilisations lycéennes. Cette pétition réclame aussi "l'interdiction des gestes d'immobilisation à risque d'asphyxie" comme le "plaquage central" et des "clés d'étranglement" sur les lycéens.
Le ministre de l'Intérieur a lui annoncé mercredi matin la suspension des grenades assourdissantes dans les mobilisations lycéennes le temps de l'enquête sur le drame de Lens (Pas-de-Calais), où un lycéen de 15 ans a eu sa main arrachée lundi par une grenade assourdissante.
Le lycéen ayant eu la main arrachée par une grenade à Lens lundi a été amputé
Une mesure prise "sur l'émotion", à laquelle n'adhère pas l'Unsa police CRS qui estime qu'on retire aux policiers "de plus en plus de moyens intermédiaires" pour maintenir l'ordre.
Les pétitions ayant recueilli au moins 100 000 signatures sont mises en avant sur le site de l'Assemblée nationale. À 500 000 signatures, dans 30 départements différents, la pétition peut être débattue dans l'hémicycle, si la conférence des présidents de groupe l'accepte.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
Shorts
passer cette liste