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L'UNSA Police CRS "dubitatif" après la décision de suspendre l'utilisation des grenades assourdissantes dans les mobilisations lycéennes
"On a affaire à des gens de plus en plus violents qui nous jettent des cocktails Molotov, des mortiers d'artifice, de l'acide, des jets de pavés", fait valoir le secrétaire national du syndicat qui regrette cette décision.
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Invité mercredi 7 octobre sur franceinfo, Jean-Paul Nascimento, secrétaire national UNSA Police CRS, se dit "dubitatif", après la décision de suspendre l'utilisation des grenades assourdissantes dans le cadre des mobilisations lycéennes, après notamment qu'un manifestant de 15 ans a eu la main arrachée à Lens.
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"Depuis 2020, on nous retire de plus en plus de moyens intermédiaires", regrette-t-il, estimant que cette décision intervient "sur l'émotion", liée à l'incident qui s'est produit à Lens (Pas-de-Calais) où un lycéen de 15 ans a eu sa main arrachée lundi par une grenade assourdissante, lors d'une mobilisation lycéenne devant le lycée Béhal.
"On a affaire à des gens de plus en plus violents qui nous jettent des cocktails Molotov, des mortiers d'artifice, de l'acide, des jets de pavés", affirme Jean-Paul Nascimento. Il regrette que les policiers soient "encore une fois", selon lui, "mis au pilori" avec le retrait temporaire de cette grenade, qu'il assure être "très peu utilisée" lors des manifestations.
Cette grenade est tirée à l'aide d'un lanceur, explique le secrétaire national de l'UNSA Police CRS, afin de disperser les manifestants à distance et d'éviter que les forces de l'ordre soient au contact. "C'est juste pour disperser la foule", assure-t-il, précisant toutefois qu'elle provoque "bien sûr une détonation".
Il craint que sans cette grenade, il y ait plus de situation de "corps-à-corps" entre les manifestants et les CRS. "C'est là où il y aura encore plus de blessés peut-être, que ce soit côté manifestants ou côté forces de l'ordre", estime-t-il. Il précise toutefois que les CRS disposent toujours d'autres "moyens intermédiaires".
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