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Diviser son plein par trois et revendre son courant : la promesse de l’électrique face à l’essence avec le V2G
Le contexte conjoncturel est plutôt morose, votre budget auto suit et pèse lourd dans vos comptes. Passer à l’électrique peut aussi se défendre à la calculette. Selon le document « Électrifions la mobilité » publié le 1er octobre par l’Avere-France, un automobiliste dépense près de trois fois moins pour recharger une voiture électrique que pour faire le plein d’une thermique.
Le pilotage de la recharge peut encore réduire cette facture de 30 à 80 %. Avec un coût d’usage plus bas et des batteries capables, sur certains modèles, de revendre leur énergie au réseau, la voiture électrique peut aussi alléger la facture d’électricité du foyer.
Selon l’Insee, les transports représentent 13 % des dépenses totales des ménages, soit leur deuxième poste de dépense. Dans ce budget, la voiture particulière pèse à elle seule 80 % des frais.
Comme ces voitures roulent encore très majoritairement à l’essence ou au gazole, le budget des ménages reste exposé à la volatilité des prix du pétrole. Pour l’Avere-France, passer à l’électrique permet de stabiliser ces dépenses et de les réduire durablement, grâce à un coût d’usage nettement plus faible.
L’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere-France) a publié le 1er octobre « Électrifions la mobilité », un plaidoyer adressé aux candidats à l’élection présidentielle de 2027, à 200 jours du premier tour. L’association y formule ses propositions pour le prochain quinquennat, comme la poursuite du déploiement des bornes de recharge, un accès universel à la recharge, la recharge à très haute puissance pour les professionnels du transport et l’équipement de 100 % des immeubles collectifs d’une solution de recharge d’ici à 2035.
Parmi ses demandes, l’Avere-France réclame à l’État une trajectoire de soutien à l’acquisition de véhicules électriques fixée pour tout le quinquennat, ainsi qu’une communication sur l’intérêt du pilotage de la recharge pour l’usager. Parce que, oui, rouler en électrique est bénéfique.
L’enjeu concerne un parc en forte croissance : selon l’Avere-France, la France comptait 2 millions de véhicules 100 % électriques au 31 août 2026, dont un million mis en circulation depuis janvier 2024.
Pour aller plus loin
Recharge en borne publique à 0,17 € en voiture électrique : 100 km pour moins de 3 euros, quatre fois et demie moins cher qu’en essence
D’après le baromètre de l’Avere France repris dans le document, un automobiliste dépense en moyenne environ 1 200 euros par an en sans-plomb ou en gazole pour une voiture thermique, contre 420 euros de recharge pour une voiture électrique. Presque trois fois moins. L’écart est assez brutal, l’argument massue.
Le document ajoute un coût d’entretien inférieur d’environ 30 % à celui d’une thermique. L’Avere-France reconnaît en revanche que le prix d’achat des voitures électriques neuves, même s’il baisse progressivement, reste un obstacle pour une partie des ménages. D’où sa demande d’un bonus pour l’achat de voitures électriques d’occasion et le retour de la prime à la conversion.