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Pourquoi Elon Musk doit se tourner vers la Chine pour produire son robot humanoïde Optimus en masse
Tesla ne fabrique plus seulement des voitures électriques. Depuis 2021, la marque développe aussi son propre robot humanoïde, baptisé Optimus. Tesla a reconverti l’ancienne ligne d’assemblage des Model S et Model X de son usine de Fremont, en Californie, pour y produire son robot. Mais la concurrence est de plus en plus rude. Le constructeur chinois Xpeng, par exemple, développe Iron, un robot humanoïde assez proche.
Tesla doit donc accélérer, et compte pour cela sur la Chine. Ce n’est pas nouveau, nous l’avions déjà expliqué au printemps. Le constructeur va maintenant plus loin. Le 21 septembre, le média chinois The Paper a révélé que l’équipe robotique de l’entreprise d’Elon Musk avait commencé, la semaine précédente, à auditer des usines de fournisseurs chinois dans la région de Shanghai (Ningbo, Hangzhou, Shanghai). Le but est d’utiliser leurs pièces pour produire le robot à grande échelle. Il s’agit de Joyson Electronics, Tuopu Group et Sanhua Intelligent Controls.
Une source issue de la chaîne d’approvisionnement, interrogée par The Paper, affirme que « toutes ces entreprises avaient déjà reçu des commandes pour le robot humanoïde de Tesla », pour des volumes variables. Leurs pièces n’équipent pas encore Optimus pour autant, puisque la production ne démarrera qu’une fois ces audits validés.
Selon le média, ces pièces remplissent plusieurs fonctions et se divisent en trois groupes. On trouve des actionneurs, permettant au robot de bouger ses membres, mais aussi des modules d’articulations et des pièces structurelles de précision. Ces contrôles doivent « évaluer la qualité et la conformité des lignes de production concernées ».
Pourquoi Tesla se tourne-t-il vers la Chine, alors qu’il veut justement prendre de l’avance sur ses rivaux chinois ? Ces trois sociétés fournissent déjà des composants pour les voitures électriques de Tesla. Elles connaissent aussi la robotique, puisque d’après The Paper, Tuopu, Joyson et Sanhua livrent déjà des actionneurs, des mains articulées ou des modules d’articulations à Unitree, Agibot ou UBTech, soit aux concurrents chinois d’Optimus. Pourquoi donc changer une équipe qui gagne ?
Surtout, la firme basée au Texas veut accélérer la cadence, alors que Xpeng a inauguré début septembre la ligne de production de son robot Iron, dont la production de masse est prévue d’ici la fin de l’année. Tesla, lui, prépare le lancement de la troisième génération d’Optimus, la première conçue pour être fabriquée en grand volume.
Cette génération progresse surtout au niveau des mains et des actionneurs d’articulations, et sera d’abord affectée à des tâches industrielles comme la manutention de matériaux. Le robot sera aussi chargé d’apporter une assistance simple sur les chaînes de montage.
À Fremont, Elon Musk vise à terme une capacité d’un million de robots par an. Tesla prépare aussi une seconde ligne dans sa Gigafactory du Texas, attendue vers l’été prochain, avec une capacité visée à long terme de dix millions d’unités par an.
On reste loin du compte pour l’instant : selon de précédentes informations reprises par The Paper, Tesla prévoyait de produire quelques milliers de robots cette année. Pour tenir ces cadences, il lui faut des fournisseurs capables de suivre. Tesla ne dit pas quelle part des pièces d’Optimus viendra de Chine. Elon Musk aura l’occasion de faire le point sur la montée en cadence du robot le mercredi 21 octobre, lors de la présentation des résultats du troisième trimestre.
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