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Test Sony Xperia 1 VIII : un design rafraîchi pour un smartphone toujours conservateur
Très peu présent sur le marché de la téléphonie mobile, Sony condense son savoir-faire dans un unique smartphone en 2026 : le Xperia 1 VIII. Cette huitième itération de son terminal premium ambitionne de passer à l’ère de l’IA, tout en incarnant son expertise photographique.
Un smartphone par an… Avec un tel catalogue, Sony n’a pas droit à l’erreur ! Et le constructeur nippon n’y va pas de main morte, puisque son unique mobile en 2026 se situe directement dans la catégorie de l’ultra-premium. Son Xperia 1 VIII, facturé la bagatelle de 1499 €, propose une fiche technique léchée. Écran Oled 6,5 pouces, puce Snapdragon 8 Elite Gen 5, triple module photo (avec trois capteurs de 48 Mpx) et batterie de 5000 mAh : tout y est.
Face à lui se dressent les cadors du secteur, du Galaxy S26 Ultra de Samsung à l’iPhone 17 Pro d’Apple, en passant par le Xiaomi 17 Ultra et le Find X9 Ultra d’Oppo.
Sony est l’incarnation du classicisme, ou plutôt du conservatisme, car ses smartphones varient à peine d’année en année. L’édition 2026 de son Xperia 1 change tout de même légèrement la donne. Si l’on retrouve les fondamentaux de la série — format très anguleux, dos en verre texturé, bandes noires au-dessus et sous l’écran, bouton déclencheur pour l'appareil photo… —, le constructeur nippon propose un nouveau bloc photo carré débordant sur la tranche du mobile. Ce n’est pas une révolution, mais c’est déjà un peu de changement ! Suffisamment large, ce bloc n’entrave pas la stabilité du smartphone lorsqu’il est posé à plat sur une table.
Le smartphone arbore un afficheur de 6,5 pouces, qui occupe environ 86,6 % de la face avant. Il est protégé par une vitre Gorilla Glass Victus 2, tandis que le boîtier est certifié IP65 et IP68, garantissant sa résistance à l’eau et la poussière. Comme d’habitude chez Sony, il est possible d’ouvrir la trappe pour cartes nano-SIM et microSD (une rareté !) sans recourir à une tige d'éjection métallique.
Malgré ses dimensions de 162 x 74 x 8,3 mm, ce qui n’en fait pas un appareil spécialement compact, le Xperia 1 VIII n’excède pas les 200 g. Il peut remercier l’emploi d’un plastique qui a le mérite d’être rassurant : on ne craint pas trop de l’abîmer en cas de chute.
Pour le reste, le smartphone est compatible avec la 5G, les eSIM, et prend en charge le Bluetooth 6.0 et le wifi 7. Il s’offre même l’un de ces petits plus dont Sony a le secret : une prise mini-jack, toujours utile aux audiophiles ou à ceux qui succombent à la tendance des écouteurs filaires.
Le Xperia 1 VIII est pourvu d’une dalle Oled de 6,5 pouces, un format assez peu exploité par les smartphones en 2026. Cet écran LTPO, au taux de rafraîchissement adaptatif grimpant jusqu’à 120 Hz, affiche une définition de 1080 x 2340 pixels, soit une résolution de 396 ppp.
Fidèle à ses habitudes, Sony se montre avare en chiffres, se contentant de vanter les synergies entre sa division Bravia dédiée aux téléviseurs et ses smartphones. Dans les faits, le Xperia 1 VIII profite d’une luminosité maximale assez élevée, flirtant avec les 2000 cd/m² : l’afficheur a ainsi atteint 1975 cd/m² sous nos sondes.
C’est plutôt convaincant, dans la mesure où le terminal ne fournit pas d’effort particulier sur la gestion des reflets. Nous avons en effet mesuré une réflectance de 45 % ; un score dans la moyenne de notre comparatif, et la luminosité de cet afficheur permet de compenser sa tendance à jouer les miroirs en plein soleil. À l’inverse, l'écran est capable de descendre à 1 cd/m² : un très bon point pour une utilisation confortable dans des environnements sombres.