// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Un événement cosmique il y a 2,5 millions d’années aurait bousculé le nuage d’Oort et lancé des comètes vers nous !
On sait depuis presque un siècle que les planètes géantes du Système solaire causent des modifications du climat sur Terre que l'on peut déterminer jusqu'à un certain point par le calcul. Des simulations numériques montrent que l'on avait sous-estimé l'effet des étoiles passant près du Soleil sur les mouvements des géantes et donc indirectement sur le climat passé.... Lire la suite
Il y a 30 ans, les yeux de la noosphère assistaient pour la première fois à un impact planétaire, en l'occurrence celui des 21 fragments de la comète Shoemaker-Levy 9 sur Jupiter. L'évènement a été déterminant dans la prise de conscience politique de la nécessité de protéger la Terre des impacts en détectant suffisamment à temps les géocroiseurs potentiellement dangereux.... Lire la suite
La mission Gaia permet de faire de l'archéologie galactique en remontant dans le temps en ce qui concerne les positions et trajectoires passées de bien des étoiles. Elle nous renseigne indirectement sur l'histoire passée du Système solaire et notamment celle des comètes à longues périodes.
Comme Futura l'expliquait dans le précédent article ci-dessous, cela fait longtemps que les astrophysiciens qui étudient les galaxies savent qu'on peut les considérer comme un gaz d'étoiles sans collisions, même lorsque deux galaxies fusionnent, et que ce gaz se comporte aussi de façon analogue à un plasma de particules chargées là aussi sans collisions. Le Soleil ne fusionnera donc jamais avec une autre étoile de la Voie lactée, mais ça ne veut pas dire que, si l'une d'entre elles se rapproche trop de lui, cela sera sans conséquence sur le Système solaire lui-même.
Cela fait d'ailleurs longtemps aussi que l'on considère que des comètes dans le fameux nuage d’Oort peuvent être déstabilisées par la gravité due à un passage rapproché d'une étoile et peuvent ensuite se précipiter en nombre plus ou moins important vers le Système solaire interne (on a envisagé cette possibilité il y a 70 000 ans avec l'étoile de Scholz), entrant peut-être en collision avec la Terre.
Sean Raymond, du Laboratoire d'astrophysique de Bordeaux, et Nathan Kaib du Planetary Science Institute basé à Tucson en Arizona (États-Unis) ont revisité la question à nouveau en se basant sur les données astrométriques de la mission Gaia de l'ESA, comme ils l'expliquent dans un article en accès libre sur arXiv.
On sait depuis presque un siècle que les planètes géantes du Système solaire causent des modifications du climat sur Terre que l'on peut déterminer jusqu'à un certain point par le calcul. Des simulations numériques montrent que l'on avait sous-estimé l'effet des étoiles passant près du Soleil sur les mouvements des géantes et donc indirectement sur le climat passé.... Lire la suite
Les deux chercheurs se sont à nouveau penchés sur le cas de HD 7977, une étoile de la Voie lactée semblable au Soleil et située dans la constellation de Cassiopée. Les données de Gaia sur sa position et sa vitesse sur la voûte céleste permettent de remonter à sa trajectoire passée et d'arriver à la conclusion qu'il y a environ 2,5 millions d'années, HD 7977 est passée à une distance comprise entre 4 000 et 25 000 unités astronomiques du Soleil, causant des perturbations gravitationnelles sur le nuage d'Oort.
Sur cette image exceptionnelle prise depuis l'observatoire de Paranal, on peut admirer la vue incomparable offerte par la comète C/2006 P1 (McNaught) ; celle-ci a atteint son périhélie en janvier 2007, devenant de manière inattendue la comète la plus brillante observée au cours des 40 années précédentes. Cette comète majestueuse, accompagnée du croissant de Lune (à droite), se couche au crépuscule au-dessus de la « mer de nuages » qui recouvre habituellement l'océan Pacifique, situé à seulement 12 km de l'observatoire. La comète C/2006 P1 est non périodique et elle a mis des millions d'années à arriver directement depuis le nuage d'Oort. Elle suit une trajectoire sur une orbite hyperbolique mais son excentricité repassera