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"La Macronie assume de piétiner l'État de droit", dénonce Clémentine Autain à propos des interventions policières lors des manifestations lycéennes
La députée du groupe Ecologiste et social à l'Assemblée nationale et cofondatrice du mouvement politique L'Après (Alliance pour la République écologique et sociale) était l'invitée du "8h30 franceinfo" dimanche.
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"La Macronie assume de piétiner l'État de droit", dénonce dimanche 11 octobre sur franceinfo Clémentine Autain, alors que la police est accusée de commettre des violences dans le cadre de la gestion des manifestations lycéennes. "La Macronie devait être un barrage à l'extrême droite", or chaque jour elle est "un peu plus la passerelle à l'extrême droite", fustige la députée écologiste. Pour Clémentine Autain, face à des manifestants lycéens, la réponse de la police n'est pas "proportionnée, quand vous avez un mineur qui se retrouve avec une main arrachée, un mineur qui se retrouve éborgné". Dans ces manifestations, il y a "des policiers qui agressent des manifestants. Vous avez des mutilés. Comment est-ce possible, une chose pareille ? La police est totalement débridée" et "comme ils sont impunis finalement, les policiers se disent 'allez hop, on peut y aller'", lâche Clémentine Autain.
"On essaye vraiment de trouver des solutions pour continuer" : à Paris, des lycéens préparent la suite du mouvement
De plus, Clémentine Autain pointe également l'ouverture des enquêtes par l'IGPN : "Bien sûr que je ne fais pas confiance à l'IGPN", l'Inspection générale de la police nationale. "Il faut que ceux qui enquêtent sur la police soient indépendants de la police", assume-t-elle. "Je demande qu'on arrête avec l'IGPN, qu'on arrête avec l'impunité", insiste Clémentine Autain. "C'est comme l'Ordre des médecins qui enquête quand il y a des violences sexuelles chez les médecins. Eh bien, ça donne l'affaire Le Scouarnec", cet ancien chirurgien condamné en mai 2025 pour près de 300 viols et agressions sexuelles, fustige la députée écologiste.
Clémentine Autain dénonce le comportement des policiers lors des manifestations lycéennes, accuse "la hiérarchie politique" et explique "ne pas faire confiance" à l'IGPN (l'Inspection générale de la police nationale) pic.twitter.com/qMM2ynkahW
Depuis le début du mouvement lycéen, 24 enquêtes ont été ouvertes par l'Inspection générale de la police nationale, pour des faits commis par des policiers, selon le ministère de l'Intérieur. Plus de 200 lycéens ont été blessés, et plus de 800 policiers et gendarmes. Clémentine Autain dénonce plus généralement la "doctrine de maintien de l'ordre" de la police en France et l'accuse de faire "de la provocation" et de proférer des "insultes racistes", comme à Sevran, en Seine-Saint-Denis. "J'accuse la hiérarchie politique", insiste la députée écologiste.
"Vous avez des jeunes qui sont maltraités, une jeunesse qui se retrouve en garde à vue alors qu'elle demande à étudier correctement. Ce n'est pas possible dans un pays qui est censé être celui de la liberté, qui est un État de droit."
Elle dénonce le nombre de gardes à vue lors de ce mouvement, plus de 6 800 personnes, dont 86% de mineurs, ont été placés en garde à vue depuis le début de la contestation lycéenne mi-septembre, et 21 personnes ont été écrouées, selon le bilan judiciaire des violences en marge du mouvement lycéen fourni vendredi par la Chancellerie.
Dans ce contexte, Clémentine Autain salue le courage des lycéens et "appelle à la convergence des luttes."