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Un suspect de 14 ans, un principal et une professeure blessés... Ce que l'on sait des tirs par arme à feu dans un collège d'Aubagne
L'adolescent suspecté d'avoir tiré a été rapidement interpellé. Les ministres de l'Intérieur, Laurent Nuñez, et de l'Education, Edouard Geffray, se sont rendus sur place lundi après-midi.
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Il a ouvert le feu dans son propre établissement. Un collégien a tiré en direction du principal de son collège et de trois professeures, à Aubagne (Bouches-du-Rhône), lundi 12 octobre en début de matinée. Le proviseur et une enseignante ont été pris en charge et leurs pronostics vitaux ne sont pas engagés, a précisé Matignon. Un adolescent, suspecté d'être l'auteur des tirs, a été interpellé, ont confirmé Matignon et le parquet de Marseille.
Une enquête a été ouverte pour "tentatives d'assassinat", notamment pour établir les circonstances exactes de l'attaque. Voici ce que l'on sait de cette affaire, qui a fait réagir jusqu'au chef de l'Etat.
Selon les premiers éléments recueillis, confirmés par le parquet de Marseille lundi en début d'après-midi, un élève âgé de 14 ans, scolarisé en troisième au sein du collège Joseph-Lakanal à Aubagne, est entré dans la matinée dans l'établissement. Il était muni d'un fusil de chasse, dissimulé dans un étui à guitare. Des sources concordantes affirment à franceinfo et à France Télévisions que le collégien était équipé de plusieurs cartouches de calibre 12. C'est "un fusil de chasse qui tire de la chevrotine", a précisé Audrey Jouaneton, la procureure adjointe de Marseille. "Il s'est débarrassé de cet étui et a sorti son arme", vers 9h25, a poursuivi la magistrate.
Puis "le collégien a tiré à une ou deux reprises dans les espaces communs du 1er étage, blessant le principal et une professeure, présents dans le couloir", détaille le parquet dans son communiqué. L'adolescent s'est ensuite rendu au deuxième étage de l'établissement, et a tiré à deux reprises, d'abord en direction du sol, devant une professeure, puis à l'intérieur d'une salle de classe occupée, le tir atteignant le tableau.
L'adolescent a pu être maîtrisé par un membre du personnel de l'établissement, alors qu'il redescendait dans les escaliers, avant d'être placé en garde à vue. C'est le conseiller principal d'éducation (CPE) du collège "qui l'a remis aux forces de l'ordre", a rapporté le maire d'Aubagne, Jean-Pierre Squillari. "Mon fils m'a raconté qu'il a tiré en l'air en lui disant : 'Passe, il ne va rien t'arriver'", témoigne une mère de collégien à la chaîne franceinfo. Les élèves ont été mis en sécurité, avant que leurs parents soient autorisés à venir les chercher. Une cellule psychologique a été mise en place et l'association d'aide aux victimes est sur place.
Le principal du collège, âgé de 53 ans, et une professeure de 37 ans ont été évacués à l'hôpital d'Aubagne et à celui de la Timone, à Marseille, a précisé le maire d'Aubagne. Tous les deux ont été touchés au niveau du bas du corps, a appris franceinfo de source proche du dossier. Ils n'ont pas encore pu être entendus. Les services du Premier ministre ont précisé à franceinfo que les pronostics vitaux des deux blessés n'étaient pas engagés.
Les deux professeures ainsi que les élèves présents au deuxième étage lorsque le collégien a tiré n'ont pas été blessés mais sont fortement choqués, selon le parquet de Marseille. Selon la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, une personne a été légèrement éraflée. Sur sa page Facebook, la ville d'Aubagne précise qu'aucun élève n'a été blessé et demande d'éviter le secteur "pour faciliter l'intervention des secours".
"Un élève de troisième s'est introduit dans l'établissement avec une arme à feu, pour des raisons qui nous sont totalement inconnues", a déclaré à la mi-journée devant le collège Jacques Witkowski, le préfet des Bouches-du-Rhône. "C'est un acte qui n'est pas lié au mouvement actuel" mené par les lycéens, a-t-il précisé.