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Collège d'Aubagne : "Qu'est-ce qui va changer demain ?", demande le Syndicat national des lycées et collèges, qui appelle à "arrêter la politique de l'excuse"
"Nous avons un sentiment de colère car ça fait des mois et des années que nous interpellons sur ce problème", dénonce, lundi sur franceinfo, Maxime Reppert, vice-président national du Snalc. Dans la matinée, un collégien a tiré sur le principal et une professeure de son établissement.
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"Qu'est-ce qui va changer demain ?", a demandé lundi 12 octobre sur franceinfo Maxime Reppert, vice-président national du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc), deuxième syndicat d'enseignants du second degré, après qu'un adolescent de 14 ans a ouvert le feu avec un fusil de chasse dans son collège d'Aubagne (Bouches-du-Rhône), lundi matin, blessant le principal de l'établissement et une enseignante. "Nous avons un sentiment de colère car ça fait des mois et des années que nous interpellons sur ce problème", a dénoncé le syndicaliste. "Il n'y a aucune réponse politique. Il faut arrêter avec la politique de l'excuse".
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Le vice-président a notamment réagi à la venue sur place, lundi après-midi, des ministres de l'Education nationale et de l'Intérieur. "À chaque fois, vous avez des ministres qui viennent sur place et qui font un discours presque banal pour dire que c'est intolérable, que ça ne doit plus se reproduire, bla-bla-bla, et dans quelques mois, il va y avoir à nouveau un drame similaire à celui-là. C'est ça qui fait froid dans le dos", a-t-il déploré.
L'installation de portiques de détection à l'entrée des collèges fait débat en France après plusieurs agressions et drames, mais leur généralisation n'a pas été retenue. "Les portiques ne sont pas la solution", estime Maxime Reppert. "Les vraies questions, c'est la responsabilité des parents, l'autorité des personnels de l'Education nationale, l'encadrement dans les écoles et enfin la question de la santé mentale des jeunes".
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