// FUTURA SCIENCES — SPAZIO & SCIENZA
Alzheimer : la véritable origine des dégâts cérébraux ne serait pas dans le cerveau, mais dans...
Longtemps considérés comme de simples cellules de soutien, les astrocytes sortent de l’ombre : une étude révèle leur capacité à intégrer les signaux issus de circuits neuronaux distincts. Cette avancée pourrait transformer notre compréhension des fonctions supérieures du cerveau telles que la mémoire, les émotions, la conscience ou encore la prise de décision. La clé de nouvelles thérapies pour les maladies neurodégénératives se cache-t-elle dans ces réseaux gliaux ?... Lire la suite
Le CNRS s’intéresse aux « nanocorps » produits naturellement par les camélidés. Minuscules mais puissants, ils pourraient atteindre le cerveau et neutraliser les protéines responsables d’Alzheimer.... Lire la suite
Chez la souris, une partie des dégâts cérébraux liés à la protéine tau serait orchestrée hors du cerveau, dans les ganglions lymphatiques du cou. Des cellules immunitaires y sont activées avant de migrer vers le cerveau, où elles contribuent à la mort des neurones. Supprimer ces cellules a protégé les animaux, sans réduire les dépôts de tau. La piste reste pour l'instant purement préclinique.
[EN VIDÉO] Le microbiote intestinal regroupe l’ensemble des microbes présents dans notre intestin. Il permet un bon fonctionnement ainsi qu’une certaine protection du côlon. Gerard Eberl, responsable de l’unité Micro-environnement & Immunité à l’Institut Pasteur, nous en dit plus au cours de cette interview.
La maladie d'Alzheimer et d'autres maladies neurodégénératives se caractérisent par l'accumulation dans le cerveau de la protéine tau sous forme d'enchevêtrements. Ces amas s'accompagnent d'une réaction immunitaire dont le rôle exact reste discuté.
Une étude publiée le 3 septembre 2026 dans Nature Neuroscience par une équipe de la faculté de médecine de l'université Washington à Saint-Louis, aux États-Unis, apporte un élément nouveau. Les travaux, dirigés par le neurologue David Holtzman et le neuroscientifique Jason Ulrich, identifient chez la souris un circuit immunitaire qui démarre en dehors du cerveau.
Les lymphocytes T sont des globules blancs chargés d'éliminer les cellules infectées ou anormales. On les retrouve en nombre bien plus élevé dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer que dans un cerveau sain, en particulier les lymphocytes T CD8, dits cytotoxiques.
L'équipe avait déjà montré, dans des travaux antérieurs, que supprimer les lymphocytes T chez des souris modèles évitait une grande partie de la dégénérescence liée à la protéine tau. Restait à comprendre d'où venaient ces cellules et ce qui les dirigeait vers le cerveau.
Pour attaquer une cible, les lymphocytes T CD8 doivent d'abord être « éduqués » par d'autres cellules immunitaires, les cellules dendritiques. Celles-ci leur présentent des fragments de la cible à reconnaître. Un sous-type, les cellules dendritiques conventionnelles de type 1, est spécialisé dans cette tâche.
Or ces cellules sont très rares dans le cerveau, et celles qui s'y trouvent n'interagissent pas avec les lymphocytes T présents autour des lésions. Les chercheurs ont donc cherché ailleurs. Ils montrent que l'activation a lieu dans les ganglions lymphatiques cervicaux profonds, situés dans le cou, qui recueillent une partie des fluides drainés depuis le cerveau.