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Après l'attaque au collège d'Aubagne, les témoignages d'élèves encore sous le choc
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Après l'attaque au fusil survenue lundi 12 octobre au collège Lakanal d'Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, l'émotion reste vive parmi les élèves et les habitants du quartier. Alors que le collégien de 14 ans est toujours en garde à vue, les motivations de son geste restent inconnues.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Des bouquets de fleurs et quelques mots déposés devant le collège Lakanal d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) pour rendre hommage à l'enseignante et au principal, blessés lundi 12 octobre par un élève de troisième armé d'un fusil. Sur place, l'émotion est encore immense. À l'intérieur du bâtiment, une cellule psychologique a été mise en place pour venir en aide aux élèves, comme une jeune fille qui était présente lors de l'attaque. Elle témoigne : "On a entendu deux coups et après un autre coup et on est rentré en classe. On a fermé les portes et on s'est caché sur les tables. Là, j'ai un peu stressé pour les autres personnes qui ont été blessées." Une autre raconte : "On a vu la scène quand il a tiré par terre. Sur le coup, quand t'entends le bruit et que tu le vois partir en courant, c'est choquant un peu."
Même sidération dans le quartier d'Aubagne où vit le collégien de 14 ans. Une voisine a encore du mal à réaliser ce qu'il s'est passé. Elle confie : "Pour nous, ce sont des gens très bien avec le petit qui est gentil. Il est arrivé quand il avait 5 ans". Lundi 12 octobre, le domicile de l'adolescent a été perquisitionné. Plusieurs armes y ont été retrouvées. Ses parents ont été placés en garde à vue. Sur une vidéo, on voit l'arrestation du père du tireur, un ancien militaire. La scène a été filmée par une voisine qui raconte : "On n'a jamais rien entendu. Une famille tranquille pour nous, basique."
On ignore encore les motivations de l'adolescent. Selon le ministre de l'Éducation, rien ne prouve pour l'instant qu'il ait été victime de harcèlement. Mais l'attaque aurait été préméditée. Pour les élèves qui le connaissent, difficile de comprendre son geste. "C'est un élève tranquille. Il n'était pas un élève perturbateur. Il avait des bonnes notes, des notes moyennes assez bien. Et il était normal quoi", partage un collégien.
C'est le CPE du collège qui a été félicité par les ministres, qui a réussi à maîtriser le tireur avant l'arrivée des forces de l'ordre. Ce mardi 13 octobre, la garde à vue du collégien a été prolongée.
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