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Tirs dans un collège à Aubagne : les élèves encore sous le choc, la piste terroriste étudiée
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Après l'attaque survenue dans un collège d'Aubagne, plusieurs centaines de personnes se sont réunies pour exprimer leur émotion et soutenir les élèves. Les adolescents peinent à surmonter le choc, tandis que l'enquête se poursuit autour du suspect de 14 ans, désormais au cœur d'investigations menées par le parquet national antiterroriste.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Le besoin de se retrouver après un événement qui sidère. À Aubagne mardi 13 octobre au soir, plusieurs centaines de personnes sont rassemblées sur cette place du centre-ville. Il y a des enseignants, des parents, des collégiens. Des visages juvéniles sur lesquels, parfois, les larmes coulent encore. Des adolescents toujours habités par la panique après l'attaque hier au collège. "C'est horrible, rien que de retourner au collège, ça fait peur", confient deux collégiennes. "Je ne pense pas que ce soit la bonne solution de reprendre des cours dès demain ou dès après-demain, je pense qu'il faudra attendre les vacances parce que le mental, le psychologique, en quelques jours, ça ne peut pas être réparé", explique un autre élève.
La piste d'un acte préparé se précise. Le suspect, Michael, 14 ans, est toujours en garde à vue. Mais c'est désormais le parquet national antiterroriste qui s'est saisi de cette affaire. Car dans le téléphone et l'ordinateur de l'adolescent, des contenus mettant en avant des tueurs de masse ont été retrouvés. Un choc pour ses camarades de classe, même si certains décrivent le garçon comme un adolescent tourmenté. "Oui, un élève perturbateur, il se faisait virer, il avait des observations, il prenait des heures de colle", confie une camarade. "On avait fait un projet ensemble sur le tribunal et on parlait des crimes justement et il disait : "Moi, un jour, je vais venir, je vais tuer tout le monde", et tout le monde le prenait sur le ton de la rigolade", raconte une autre.
L'adolescent est également décrit comme un passionné de jeux vidéo par certains de ses amis. C'est dans un quartier d'Aubagne qu'il vivait jusqu'à présent avec ses parents. Ses voisins sont aujourd'hui sidérés. "Pour nous, c’étaient des gens très bien, tout le monde était gentil, le petit avait 5 ans quand il est venu habiter là", assure l'une d'entre eux. "On n'a jamais rien entendu, une famille tranquille pour nous, basique", ajoute une autre habitante.
Lundi 12 octobre, l'appartement du suspect a été perquisitionné. L'interpellation du père, menotté, a été filmée par une voisine. Avec sa femme, il a été placé en garde à vue. Tous deux sont ressortis libres. La complicité a été écartée. Le père, ancien militaire, possédait plusieurs fusils de chasse. Une enquête a été ouverte en parallèle pour savoir s'il les détenait tous légalement.
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