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Test Apple Watch Ultra 4 : un cardiofréquencemètre inédit pour un nouveau souffle
Mettant à profit sa puce S11, Apple renouvelle sa montre connectée la mieux équipée et pensée pour les sports extérieurs. La Watch Ultra 4 se veut ainsi plus endurante et précise.
Apple a accéléré le rythme de renouvellement de ses montres connectées. Les Watch Series se succèdent habituellement à une fréquence annuelle, tandis que les Watch Ultra, à l’origine, étaient remplacées tous les deux ans. C’était sans compter sur la Watch Ultra 4, qui apporte sa touche de fraîcheur à la gamme un an seulement après la Watch Ultra 3.
D’un point de vue strictement esthétique, Apple ne réserve aucune surprise particulière. La tocante de la Pomme reprend l’essentiel des caractéristiques de son aînée, format XL et résistance aux aléas du quotidien en tête de liste, et y ajoute la promesse d’une puissance accrue, de mesures biométriques à la précision aiguisée et d’une endurance en hausse.
La Watch Ultra 4 est disponible au même prix que sa devancière, soit 899 €, un tarif maintenu depuis la Watch Ultra 2. Nous l’avons testée sous la version logicielle watchOS 27.0.1 (sans eSIM) avec un iPhone sous iOS 27.2.
Comme l’iPhone 18 Pro ressemble comme deux gouttes d’eau à l’iPhone 17 Pro, l’Apple Watch Ultra 4 est semblable à l’Ultra 3. Son boîtier affiche exactement les mêmes dimensions, soit 4,9 x 4,4 cm pour une épaisseur de 1,2 cm. Nous l’écrivons à chaque nouvelle génération : les Watch Ultra sont loin d’être discrètes sur des petits poignets, mais peuvent s’y adapter sous réserve de choisir un bracelet de longueur adaptée.
Elles ne s’y font pas oublier : si la Watch Ultra 3 pesait déjà 61,6 g, son héritière atteint les 63 g. C’est beaucoup si l'on compare la montre à des modèles classiques (autour de 35 à 45 g en moyenne), mais ses concurrentes directes, telles la Samsung Galaxy Watch Ultra 2 et la GT 7 Pro de Huawei, atteignent respectivement 61 et 56 g.
Un tel poids s’explique par le choix de matériaux robustes. Apple recourt à un cadre en titane, un dos en céramique et un écran Oled recouvert d’une vitre saphir. Il s’agit d’une montre à tout faire, mais aussi d’un modèle outdoor conçu pour résister à d’éventuels chocs. La tocante répond d’ailleurs à la norme militaire MIL-STD-810H, qui garantit sa résistance à de multiples agressions (vibrations, chocs, températures extrêmes, etc.). Elle est annoncée résistante à 10 ATM et peut être utilisée dans le cadre de la plongée jusqu’à 40 m de profondeur. À la différence de bien des montres standards, elle résiste donc à des changements de pression.
Nous le mentionnions plus haut, la Watch Ultra 4 est pourvue d’un écran Oled LTPO 3 (taux de rafraîchissement jusqu’à 1 Hz), qui affiche 422 x 514 pixels sur une diagonale de 1,98 pouce, soit une résolution de 326 ppp. La lisibilité est excellente — cette montre permet notamment de consulter les photos que vous recevez par messages — et sa luminosité s'avère particulièrement élevée.
Apple mise toujours sur un pic de 3000 cd/m², largement suffisant pour les pratiques sportives en extérieur, bien que des marques concurrentes jouent la surenchère et annoncent des données bien supérieures (pensez à la Galaxy Watch Ultra 2 et ses 5000 cd/m²). La gestion de la luminosité fait partie des plus réussies du marché : de nuit, la montre annonce descendre jusqu’à 1 cd/m² et tient ses promesses, n’irritant pas les rétines lorsqu’elle est portée pour dormir. Oled oblige enfin, la montre est compatible avec un mode Always-on (écran toujours allumé), désactivable pour préserver l’autonomie de l’appareil. Précisons que la dalle occupe 58,9 % de l’espace disponible.
Apple pense sa Watch Ultra 4, comme ses aînées d’ailleurs, en tant que terminal autonome. Comprenez que la montre est pourvue d’un microphone utile pour passer des appels ou convoquer Siri, d’un haut-parleur et d’un emplacement eSIM. La montre peut donc être utilisée sans smartphone, d’autant qu’elle inclut 64 Go de stockage interne.