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"Il admet avoir mûri son projet depuis plusieurs mois" : l'adolescent auteur de la fusillade à Aubagne passe aux aveux
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Julien Gasparutto, Margaux Manière, Caroline Thébaud
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Pascal Doucet-Bon
Après la fusillade à Aubagne (Bouches-du-Rhône), le parquet antiterroriste a demandé le placement en détention du suspect de 14 ans. Selon le parquet, il a reconnu les faits, mais a nié avoir voulu tuer. Il a également admis aussi l'influence d'une mouvance qui glorifie les tueries de masse.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Depuis plusieurs heures, mercredi 14 octobre, le collégien de 14 ans et suspect de la fusillade d'Aubagne (Bouches-du-Rhône), est entendu par les juges antiterroristes. Mais déjà, lors de sa garde à vue, il a commencé à expliquer son passage à l'acte et comment il l'avait prémédité. "Il reconnaissait la matérialité des faits, admettant avoir mûri son projet depuis plusieurs mois, contestant toutefois avoir voulu tuer les personnes ciblées", annonce le parquet national antiterroriste.
D'après les auditions, le jeune homme voulait s'en prendre au personnel. Il éprouvait un sentiment d'humiliation et de harcèlement au sein de l'établissement, ce qui n'a pas été corroboré par l'enquête à ce stade. Devant son collège, ces révélations provoquent une onde de choc, notamment auprès de ses camarades : "Voir tout le monde en panique et s'imaginer qu'il avait tout prévu, ça fait un peu froid dans le dos, oui."
Les adolescents ont aussi vu circuler une photo sur les réseaux sociaux, prise par le suspect de 14 ans dans les toilettes juste avant son passage à l'acte. Il fait un geste avec sa main, un geste que l'on retrouve dans de nombreuses affaires liées à la "True Crime Community". Une mouvance très violente qui glorifie les tueries de masse, notamment aux États-Unis. "Le mineur admettait avoir été influencé par celle-ci. Il contestait toutefois avoir inscrit son action au nom de 'True Crime Community'", précise aussi le parquet.
Sur cette même photo, on aperçoit aussi un étui à guitare. C'est ainsi qu'il est entré dans l'établissement lundi. À l'intérieur, il y avait notamment son arme à feu : un fusil de chasse avec 14 munitions, 3 cagoules, un keffieh et un téléphone portable. Trois juges d'instruction ont été saisis pour cette affaire. Le Parquet national antiterroriste a requis le placement en détention provisoire de l'adolescent.
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