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Plainte du syndicat Alliance contre l'Etat : "Certaines consignes ont pu être passées, j'ai procédé fermement au rappel à l'ordre nécessaire", indique Laurent Nuñez
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Invité des "4V" ce vendredi 16 octobre, le ministre de l'Intérieur réagit aux "cas cités" par le syndicat de police Alliance, qui dénonce une "mise en danger de la vie d'autrui" et des "instructions contradictoires" sur l'utilisation de certaines armes en manifestation. "Certaines consignes ont pu être passées de ne pas utiliser certains types d'armement", confirme Laurent Nuñez, estimant qu'iI est "hors de question de bannir un type d'armes intermédiaires" dans le rétablissement du maintien de l'ordre. "Je n'ai rien à redire sur les instructions que je passe", appuie-t-il.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Francis Letellier : À la veille d'une journée de manifestation qui s'annonce importante, le 17 octobre, qui est sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines déjà, contre la vie chère, des mouvements peuvent avoir lieu partout. Est-ce que vous vous attendez à une mobilisation importante, demain ?
Laurent Nuñez : Oui, on s'attend à une mobilisation assez importante. Il y a beaucoup d'appels sur les réseaux sociaux. On a identifié environ 250 appels à des actions de voie publique, et on s'attend à environ 80 cortèges, c'est-à-dire des manifestations de voie publique revendicatives.
Quatre-vingts cortèges qui doivent normalement être déclarés. Je ne peux qu'inciter ceux qui vont organiser ces cortèges, il y a beaucoup d'organisations syndicales, à évidemment les déclarer. Ce matin, je regardais le bilan : on a un peu plus d'une quarantaine de déclarations. Aujourd'hui, les préfets vont recevoir des déclarations. C'est extrêmement important pour pouvoir organiser ces manifestations de voie publique.
Mais ça peut déborder justement ces cortèges autorisés. C'est ça que vous craignez le plus ?
Oui, bien sûr. Sur les manifestations de voie publique, dans les grandes villes, en tout cas, c'est le cas à Paris, ce sera probablement le cas à Rennes, à Nantes, Toulouse, Bordeaux, on voit que l'ultra-gauche, très souvent en fin de cortège, provoque des dégradations et essaie de faire dégénérer ces manifestations, même quand elles sont déclarées. Donc, on va être extrêmement vigilants, on sera très réactifs s'il devait y avoir des dégradations.
Vous citez des grandes villes. Vous savez que quand on parle du 17 octobre, on se réfère beaucoup aux Gilets jaunes de 2018, où là, c'était un peu partout dans le pays. Ce ne sera pas la même chose ?
D'abord, l'appel du 17 octobre demain, a beaucoup été formulé sur les réseaux sociaux, mais a été repris par un certain nombre de syndicats de formations politiques, qui veulent organiser une convergence des luttes. Il y a plusieurs types d'appels à plusieurs sortes d'actions. Il y a des appels à des rassemblements spontanés, et le plus important, ce sont les manifestations de voie publique, et je crois que c'est vraiment la voie privilégiée, puisqu'elle est déclarée en préfecture, elle peut être organisée dans des conditions de sécurité optimales.