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Gilets jaunes, armement des policiers, craintes des commerçants… Quelle ampleur pour la grande mobilisation du 17 octobre ?
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Pascal Doucet-Bon
Plus de 200 actions et des violences, c'est ce que redoute le gouvernement pour la journée de mobilisation contre la vie chère du samedi 17 octobre. Les appels se multiplient sur les réseaux sociaux, avec, pour certains, l'idée de relancer le mouvement des Gilets jaunes. Les grenades assourdissantes pourront être utilisées en cas de besoin par les forces de l'ordre, a fait savoir Laurent Nuñez ce vendredi matin sur France 2.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Enfiler à nouveau le gilet jaune. Le mouvement, né en 2018, tente de se relancer, comme à Marseille (Bouches-du-Rhône). La manifestation samedi, contre la vie chère, se prépare. Une mobilisation dans la ligne droite de la colère étudiante : convergence entre les "jaunes" et les jeunes. "On est là pour nos enfants, et les revendications des lycéens, je peux vous le jurer qu'on les fera entendre par tous les moyens", clame Franck Rhit, Gilet jaune.
Certains automobilistes apportent leur soutien. "On ne peut que le soutenir", confie un conducteur, qui se dit lui aussi en colère contre : "Tout, la hausse des prix, on ne s'en sort plus. On travaille pour gagner de l'argent, pour aller travailler, en fait", déplore-t-il.
Encore mobilisés ce vendredi matin, les lycéens comptent sur le soutien d'autres professions comme les pompiers, les taxis ou les agriculteurs. "Le fait que là, ce soit généralisé à toute la France, je pense que ça va avoir encore plus d'impact sur le gouvernement", espère une jeune fille.
Sur les réseaux sociaux, les appels se multiplient. Au moins 250 manifestations sont prévues, avec la crainte de débordements, comme ce mardi, avec des départs de feu et des affrontements avec les forces de l'ordre. Le ministre de l'Intérieur assure qu'en cas d'émeute, il autorisera tous les moyens de riposte. "Les policiers et les gendarmes doivent pouvoir utiliser l'ensemble des armes intermédiaires à leur disposition. Ça va de la grenade lacrymogène aux lanceurs de balles de défense dans des conditions qui sont celles d'un contexte d'extrême difficulté, et notamment quand la situation bascule en violence urbaine ou en émeute", a fait savoir Laurent Nuñez dans les "4 Vérités" ce matin.
À Rennes (Ille-et-Vilaine), des commerces se barricadent déjà. Un artisan est chargé de tout installer : "Les clients nous appellent avant les manifs pour pouvoir protéger leur vitrine. Généralement, il y a ceux qui anticipent et qui prennent dès le début de semaine. On espère que le phénomène ne va pas prendre de l'ampleur comme on l'a connu [pendant les] Gilets jaunes, on verra bien", commente Rodolphe Rodier, menuisier de la Miroiterie Demex.
Un mouvement démarré en 2018 et qui avait alors duré plus d'un an.