// FRANDROID — MOBILE & WEB
J’ai testé les écouteurs Nothing Ear (3a) : la transparence assumée, le grave qui frappe
Écouteurs •
2026
Nothing n’a que quelques années d’existence, mais la marque londonienne fondée par Carl Pei a réussi à imposer une identité visuelle qu’on reconnaît au premier coup d’œil. Le boîtier transparent, les vis apparentes, les circuits imprimés qui se devinent sous la coque : ce parti pris esthétique est devenu la signature de la marque, décliné sur les smartphones comme sur les accessoires audio.
Pour aller plus loin
Les meilleurs écouteurs sans fil à moins de 100 euros en 2026
C’est justement cet état d’esprit que l’on retrouve sur les Ear (3a), qui succèdent aux Ear (a) sortis en 2024, mais dont l’esthétique n’est pas leur seul argument : ces écouteurs veulent prouver qu’à moins de 100 euros, on peut proposer une réduction de bruit sérieuse, un driver plus généreux et une signature sonore travaillée. Nothing avait déjà bousculé le segment abordable avec les Ear (a) ; l’exercice consiste maintenant à confirmer sans se reposer sur ses acquis.
Ce test a été réalisé avec des écouteurs prêtés par Nothing.
Les écouteurs reprennent le format intra-auriculaire désormais classique chez Nothing, avec une tige fine et allongée dont la moitié supérieure reste transparente, laissant deviner une partie de l’électronique interne. L’effet est immédiatement reconnaissable, plus qu’avec des AirPods 5 ou des Galaxy Buds 4, et clairement assumé. Le modèle testé, en coloris jaune, joue la carte de l’originalité, sachant que la gamme existe aussi en noir, blanc et un rose pâle proche de celui du Headphone (a), tout aussi démonstratif.
Le confort, une fois les écouteurs en place dans les oreilles, est très bon. La coque légère se cale naturellement dans le pavillon sans point de pression marqué, et l’embout silicone (quatre tailles fournies, de XS à L) assure une bonne étanchéité acoustique. Après plusieurs heures d’utilisation continue, aucune gêne particulière n’apparaît, même si le maintien reste un cran en dessous des meilleurs formats intra à ailette pour la course à pied.
Le boîtier de charge, aux angles désormais plus arrondis que sur les Ear (a), tient facilement dans la paume ou une poche de jean. Son couvercle transparent laisse apparaître les écouteurs logés dans leurs coques, avec la même touche de couleur que le reste du produit. Le caractère aimanté du capot supérieur est franc. Les écouteurs se replacent sans chercher leur logement si on prend l’habitude de les faire légèrement pivoter plutôt que de les poser à plat.
Contrairement aux Live Beam 4 de JBL, il n’y a ici ni écran ni induction Qi : la charge se fait exclusivement via le port USB-C. Les écouteurs comme le boîtier sont certifiés IP54, ce qui couvre les sorties sous la pluie et une séance de sport, sans toutefois permettre l’immersion.
Chaque écouteur dispose d’une zone de pincement sur la tige, qui répond à des pressions courtes, doubles, triples ou prolongées. L’ensemble des gestes se reprogramme intégralement dans l’application.