// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
Une femme de 32 ans soupçonnée d’être une tueuse à gages mise en examen et placée en détention provisoire, une première en France
La suspecte a été mise en examen pour "meurtre et tentative de meurtre en bande organisée", ainsi que pour "association de malfaiteurs" dans le cadre de l’enquête sur la fusillade qui a fait deux morts et un blessé dans un bar à chicha d’Ivry-sur-Seine dans le Val-de-Marne.
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
Une femme de 32 ans, soupçonnée d’être une tueuse à gages, a été mise en examen et placée en détention provisoire dans la soirée du vendredi 16 octobre dans le cadre de l’enquête sur la fusillade qui a fait deux morts et un blessé dans un bar à chicha d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), dans la nuit de dimanche à lundi, a appris samedi franceinfo de source proche du dossier. Selon plusieurs sources policières, c’est la première fois en France qu’une femme soupçonnée d’être une tueuse à gages est interpellée dans ce type d’affaire.
Mère de trois enfants, la suspecte a été mise en examen pour "meurtre et tentative de meurtre en bande organisée", ainsi que pour "association de malfaiteurs", et écrouée aux côtés de deux autres hommes. Elle est notamment soupçonnée d’avoir abattu le patron du bar à chicha, un homme d’une cinquantaine d’années considéré comme proche du milieu du grand banditisme. Ce dernier avait déjà échappé à une tentative de meurtre en avril 2024, menée par un homme circulant à scooter. Un autre homme a été mis en examen pour avoir également tiré lors de la fusillade. Le troisième est soupçonné d’avoir servi de chauffeur.
La suspecte a été arrêtée mardi en pleine rue à Paris, en compagnie d’une femme qui l’hébergeait, qui a été placée sous contrôle judiciaire. La principale suspecte était arrivée de Marseille deux jours plus tôt, selon une source proche du dossier. Jusqu’ici, elle était connue des services de police pour des faits de trafic de cigarettes. Elle reconnaît avoir fait feu. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer qui l’a recrutée et dans quelles circonstances.
Après les faits, la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris a ouvert une enquête en flagrance, notamment pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée, ainsi que pour des faits liés à l’usage d’un moyen dangereux pour les personnes. La brigade criminelle de la police judiciaire de Paris est chargée des investigations.
Cette affaire illustre l’implication croissante de jeunes femmes dans des affaires d’homicides et de tentatives d’homicide. Elle confirme également leur recrutement de plus en plus fréquent par des groupes criminels organisés, selon un document du service d’analyse de la police judiciaire (Sirasco) auquel franceinfo a eu accès. Les femmes sont aussi plus souvent mises en cause pour leur participation à des assassinats, notamment lorsqu’elles jouent un rôle de repérage ou désignent une victime au tueur.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
Un vaste coup de filet dans le milieu du trafic d'armes dans l'agglomération de Strasbourg, neuf personnes mises en examen
Regardez le grand format de franceinfo "Manifestations : mais que fait la police ?"