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Actualité : J’ai un petit poignet, voici pourquoi cela change tout à mon test de l’Apple Watch Ultra 4
Le capteur de fréquence cardiaque de l'Apple Watch Ultra 4 livre des mesures très précises. Néanmoins, elles peuvent être affectées par la taille du poignet de celui qui la porte. Explications.
© Les Numériques / Gemini - L'application Fréquence cardiaque des nouvelles Apple Watch
La consigne lorsqu'il s’agit de porter une montre connectée est toujours la même. Il faut qu’elle soit bien ajustée, ni trop serrée, ni trop lâche, pour réaliser des mesures vraiment précises. C’est l’évidence même et les fabricants recourent à des conseils de port (un peu au-dessus de la styloïde ulnaire, c’est le nom officiel de cet os du poignet légèrement proéminent) pour éviter que l’on ne fasse n’importe quoi. La peau doit être propre, le capteur aussi, et d’éventuels tatouages peuvent perturber les relevés. Tout cela est entendu, j’ai testé des montres de toutes marques sans rencontrer de problème.
Vient le cas de l’Apple Watch Ultra 4, dont le test est à paraître sur Les Numériques. Cette smartwatch très haut de gamme, pensée pour le sport en extérieur, pour l’endurance et, grosso modo, pour embarquer les dernières technologies de Cupertino, inaugure un nouveau cardiofréquencemètre.
Il s’appuie toujours sur le principe de la photopléthysmographie, c’est-à-dire le calcul de l’afflux sanguin dans les tissus à l’aide de l’émission de lumière, puis de la mesure de la quantité de lumière renvoyée. Le principe est le même, mais Apple change tout de même beaucoup de choses, puisqu’il dispose les photodiodes en forme d’anneau et double le nombre de leds émettant la lumière verte envoyée vers la peau.
Avec cet arsenal, Apple promet des mesures plus précises, mais aussi plus continues : l’adoption de la puce S11, plus économe et puissante, lui permet d’annoncer la mesure de la fréquence cardiaque en arrière-plan toutes les 5 secondes. Auparavant, c’était toutes les 5 minutes, hors sessions de sport…
Précisons avant toute chose que nos mesures révèlent une excellente précision de ce capteur, aussi bien en endurance qu’en fractionné. Mais mes tests, menés sur une quinzaine de jours et avec de multiples sessions de sport - en majorité, de la course à pied, en endurance et en fractionné -, révèlent un comportement surprenant.
Un peu de contexte d’abord. La circonférence de mon poignet est d’un petit peu moins de 14 cm (j’ai dégainé le mètre ruban pour le vérifier), et le boîtier de la Watch Ultra 4 mesure 49 x 44 mm. C’est grand, mais j’ai après tout testé une gigantesque Amazfit Balance 3 ou une Samsung Galaxy Watch Ultra 2, loin d’être des modèles de compacité, sans encombre aucune. La Watch Ultra 4 que j’ai eu entre les mains est livrée avec un bracelet à scratch ; là aussi, même pas peur, c’est le cas des bracelets Garmin Cirqa et Fitbit Air, mais aussi de la Huawei Watch GT Runner 2 que j’ai eux aussi testés sans difficulté particulière. En ajustant le bracelet sans trop s’interroger, tout se passe donc bien. Et je n’avais initialement aucune inquiétude, la documentation d’Apple lui-même signale que la montre s’adapte à des poignets entre 130 et 210 mm : j’étais donc dans les clous.
Et pourtant. J’ai observé lors de mes sessions de sport, mais aussi au repos, sur l’application Fréquence cardiaque installée sur la montre, qui permet de consulter sa fréquence cardiaque en temps réel, des périodes dépourvues de données. Elles durent parfois 5 ou 10 secondes, parfois une minute ou deux. J’ai tenté de serrer plus ou moins le bracelet de la Watch Ultra 4, sans changement de comportement, et la montre me paraissait parfaitement installée. En revanche, sur la Watch Series 12 42 mm, fixée par un bracelet à piton plus classique et surtout bien plus légère, une fois trouvé le bon réglage (trop serré, le bracelet zappait les mesures là aussi), ce problème a pratiquement disparu.
Des points (mesures toutes les 5 secondes) manquent parfois à l'appel.