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Manifestations du 17 octobre : quelles nouvelles méthodes d'action pour les forces de l'ordre après la "perte de contrôle" reconnue par le ministre ?
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L’État a-t-il sous-estimé la menace des casseurs, en marge des manifestations du samedi 17 octobre ? C’est désormais la question qui met le gouvernement sous pression. Le ministre de l'Intérieur a reconnu une perte de contrôle, et Emmanuel Macron, qui a refusé sa démission, lui demande de nouvelles méthodes d’action.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Des groupes très mobiles, éparpillés, que ce soit à Paris ou ailleurs en France, ce week-end, les casseurs ont mis en difficulté les forces de l'ordre. À certains endroits, elles ont même dû reculer. Le dispositif de maintien de l'ordre était-il suffisant ? Les techniques employées efficaces ? Face à l'ampleur des violences, le ministre de l'Intérieur a remis sa démission, refusée par l'Élysée.
"Oui, samedi dans certaines grandes villes, vous ne pouvez pas regarder des commerçants en face quand vous avez des centaines de commerces qui ont été pillés et dire qu'on n'a pas perdu le contrôle sur certaines de ces grandes villes", a admis Laurent Nuñez ce lundi matin sur France Inter. Emmanuel Macron a demandé un changement de doctrine face aux casseurs. Mais pour l'instant, aucun détail n'a été donné.
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, reconnaît, lui, des failles dans le renseignement en amont de la journée de samedi. Au cours du week-end, les forces de l'ordre ont procédé à 2 331 gardes à vue : 70% de majeurs, très souvent connus des services de police. Les syndicats de policiers distinguent deux profils. "Vous avez évidemment les anarchistes, ultra-gauches, quasiment tout le temps, qui sèment la pagaille, le chaos, l'insurrection et qui veulent tuer du flic. Et derrière tout ça, vous avez les individus issus des quartiers difficiles de banlieues parisiennes, mais de toutes les banlieues de France, qui viennent eux piller les magasins", décrit Fabien Vanhemelryck, du syndicat de policiers Alliance.
Pour 80% des gardes à vue, des poursuites judiciaires ont été engagées. Dans la plupart des tribunaux, les premières comparutions immédiates doivent commencer ce lundi à la mi-journée.
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