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Procès de l'explosion rue de Trévise à Paris : "Une espèce de scène de guerre au réveil", les victimes racontent
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Julien Gasparutto, Margaux Manière, Caroline Thébaud
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Pascal Doucet-Bon
Le 12 janvier 2019, en plein Paris, une explosion de gaz éventrait les immeubles de la rue de Trévise, faisant quatre morts et plus de 200 blessés. Sept ans après, les victimes attendent des réponses. Le procès s’est ouvert mardi 20 octobre pour sept semaines.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Sept ans qu’elles attendaient ce rendez-vous au tribunal. Sept ans après l’explosion de la rue de Trévise. Le drame, ce jour-là, les a traumatisées. "On était tous dans nos lits et d’un seul coup un énorme bruit, de la fumée, des flammes et surtout l’ensemble de notre appartement se retrouve comme s’il avait été avalé au centre de l’appartement. Plus de fenêtres, plus de meubles, plus rien. Et une espèce de scène de guerre au réveil", se rappelle Vanessa Duvivier, partie civile.
Depuis sa fenêtre, la vision est surréaliste. La rue de Trévise est soufflée, défigurée. Entre les débris et les flammes, les premiers pompiers accourent. Au milieu, se trouvent de nombreuses victimes, habitants, touristes, travailleurs, tous désemparés. Bilan : 4 morts, dont 2 pompiers, et près de 200 blessés.
À l’origine de l’accident : une fuite de gaz, une canalisation rompue après un affaissement de terrain causé par un dégât des eaux. L’enquête relève aujourd’hui "des fautes d’imprudence et de négligence" de la ville de Paris.
Les avocats de la ville n’ont pas souhaité s’exprimer mardi 20 octobre, mais nient tout manquement. Une posture que regrettent les parties civiles. "J’aimerais bien quand même une reconnaissance aussi qu'ils disent 'nous sommes désolés que ce soit arrivé.' Une sorte d’excuse, ça serait quand même très bien", espère Dominique Paris, présidente de l’association "Trévise ensemble". Le syndicat de copropriété est lui aussi poursuivi pour avoir tardé à faire des travaux. Lui aussi nie avoir commis des fautes.
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