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Actualité : 15 000 km par an et 96 % de satisfaits : la voiture électrique séduit toujours plus de Français, quitte à les faire rouler davantage qu’en thermique
La voiture électrique s’impose désormais comme le véhicule principal des foyers équipés, au point de les faire rouler nettement plus que la moyenne du parc thermique.
© Jan Zabrodsky/Shutterstock - Avec 15 000 km parcourus par an et un record de satisfaction, la mobilité électrique séduit les Français.
Menée auprès de 1 009 automobilistes, la septième étude annuelle d’Enedis sur les habitudes de déplacement et de recharge confirme l’ancrage durable de la voiture électrique dans le quotidien des Français. Loin de se limiter aux courts trajets urbains, les propriétaires de ces motorisations affichent un taux de satisfaction record, avec des retours négatifs en chute libre (de 70 % à 42 % en un an). Épargnés par la hausse des prix des carburants, ils roulent désormais nettement plus que la moyenne nationale, majoritairement portée par les modèles thermiques.
Les conducteurs de voitures électriques parcourent désormais en moyenne 15 000 kilomètres par an (15 432 km exactement) d’après les derniers chiffres d’Enedis, soit 3 400 km de plus par rapport au parc thermique en 2025. Dans les foyers multi-équipés, qu’ils disposent d’un parc mixte (électrique et thermique, 55 %) ou de plusieurs modèles électriques (23 %), la motorisation 100 % électrique s’impose d’ailleurs comme le véhicule principal dans 78 % des cas.
Si 47 % des sondés l’utilisent uniquement au quotidien pour des trajets courants, la sérénité sur les longs parcours s’ancre grâce à l’amélioration du réseau autoroutier, désormais jugé adapté par 66 % des usagers (contre 54 % en 2025). Parmi les conducteurs partant en vacances en électrique, la moitié se dit ainsi prête à franchir plus de 600 kilomètres sans stress, un cap élevé qui reste stable sur un an (53 % en 2025).
Du côté de la recharge, le domicile reste le point de ravitaillement privilégié pour 87 % des résidents en maison individuelle. En immeuble collectif, cette pratique progresse de 10 points en un an pour atteindre 48 % des conducteurs, grâce au déploiement continu de solutions de recharge dans les copropriétés.
Pour brancher leur voiture chez eux, les automobilistes vont au plus simple : la prise renforcée de 3,7 kW équipe désormais 34 % des propriétaires de modèles 100 % électriques (contre 29 % en 2025), faisant reculer l’usage de la borne murale de 34 % à 31 %. Parallèlement, seuls 12 % des sondés utilisent les bornes publiques comme mode de recharge principal. Ce recul s’explique avant tout par une recharge à domicile qui suffit amplement (76 %) et par des tarifs publics jugés dissuasifs (38 %).
Enfin, l’optimisation énergétique peine à décoller. Bien que 57 % des recharges à domicile débutent la nuit entre 23 h et 7 h pour profiter des heures creuses, 22 % sont encore lancées lors du pic de consommation entre 18 h et 23 h, soit entre le retour du travail et l’heure du coucher. On apprend aussi que seuls 32 % des propriétaires pilotent systématiquement leur recharge. Un taux qui stagne depuis quatre ans, notamment car 30 % des sondés ont un contrat électrique au tarif Base sans heures creuses, et que 62 % des réfractaires déclarent ne tout simplement pas vouloir piloter leur charge.
Pourtant, comme le rappelle Mathias Povse, directeur Clients et Territoires d’Enedis : “Le pilotage des bornes représente une opportunité d’optimisation du coût de la recharge permettant une économie d’au moins 15 % sur la facture d’électricité, en rechargeant au meilleur moment”.
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