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La police veut collecter des vidéos des citoyens pour identifier les casseurs
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Pour identifier les casseurs du 17 octobre, la justice fait désormais appel aux citoyens. Les autorités demandent à ceux qui ont filmé des scènes de pillage de transmettre leurs vidéos aux enquêteurs. Une décision inédite, qui fait débat.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Pour identifier les casseurs du 17 octobre, les vidéos des Français seront-elles la clé ? À Lyon (Rhône), les autorités appellent les citoyens, sans porter plainte, à transmettre leurs images aux enquêteurs. Dans la capitale des Gaules, encore marquée par les dégradations, l'idée semble plutôt bien accueillie, jeudi 22 octobre. "Je trouve ça surtout pratique pour aider les policiers et les forces de l'ordre. C'est important", avance une passante. "Moi, je le partagerais avec plaisir justement à la police. L'idée, c'est de trouver les coupables", abonde un autre.
D'autres y sont plus défavorables. "Oui, les gens qui ont pillé doivent être punis, c'est une réalité. Ça ne devrait pas arriver d'ailleurs. Mais c'est pas aux citoyens de faire ce travail-là", nuance une troisième.
Ces appels à témoignages concernent plusieurs départements : le Var, la Gironde, et à Paris, la préfecture de police a même créé une plateforme en ligne. En y accédant avec son compte France Connect, qui sert aux impôts ou à la Sécurité sociale, on peut y déposer des vidéos et photos du 17 octobre, avec des informations. En ligne, l'initiative est plutôt conspuée. "Bravo la délation", écrit un internaute. "L'esprit Vichy", résume un autre. "On peut signaler les abus des forces de l'ordre dessus aussi ?", questionne un troisième.
Mais en bout de chaîne pour les enquêteurs, le site est très utile. Il facilite les signalements des citoyens, parfois peu enclins à pousser la porte d'un commissariat. "Une victime va dénoncer un fait, mais elle ne va pas aller directement au commissariat le reporter, parce qu'elle a un laps de temps où elle va se demander si ça va servir ou pas de se déplacer, de porter plainte. Elle est choquée", explique Bruno, enquêteur à l'unité cyberexpertise de la Préfecture de police.
Selon la préfecture, en 24 heures, plus de 350 dossiers ont déjà été déposés.
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Comment, après les pillages des 17 et 18 octobre, les policiers traquent des suspects image par image