// FRANCEINFO FAITS DIVERS — CRONACA
VIDEO. "C'est un attentat à connotation raciste, probablement islamophobe", affirme le maire de Trappes, après l'attaque terroriste qui a fait un mort
Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo
Ali Rabeh a réagi vendredi devant la presse après le drame, qualifié de "crime terroriste" par le ministre de l'Intérieur.
"On a quelques raisons d’être traumatisés à Trappes, mais aussi très au-delà, dans tout le pays." Quelques heures après l'attaque à l'arme à feu, qui a fait dans un mort et plusieurs blessés graves à Trappes (Yvelines), le maire de la ville, Ali Rabeh, a affirmé, vendredi 23 octobre, qu'il s'agissait "objectivement [d'] un attentat à connotation raciste, probablement islamophobe".
Tirs mortels à Trappes : "C'est clairement un crime terroriste", affirme le ministre de l'Intérieur
Un suspect a été interpellé et placé en garde à vue vendredi matin, tandis que le Parquet national antiterroriste a annoncé très vite qu'il se saisissait des faits. Il a ouvert une enquête pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée", "tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste", "détention d'arme de catégorie A" et "association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes".
"Les gens qui ont été visés aujourd'hui, cela aurait pu être ma mère, mes frères, mes belles-sœurs, etc. Il faut que l'on soit collectivement lucide sur le fait que les discours, qui arment idéologiquement ceux qui sont capables de passer à l'acte, sont criminels et qu'il faut donc les condamner comme tels. Dans un grand pays comme le nôtre, il faut plaider la concorde civile", a développé le maire de Trappes.
"Les discours qui consistent, que l'on soit ministre, candidat à la présidentielle, député, à expliquer que tous les maux de cette société sont la responsabilité des arabo-musulmans (...) font des morts aujourd'hui", a-t-il insisté. "C'est l'une des premières tentatives de crime de masse à connotation islamophobe et raciste", a encore ajouté Ali Rabeh.
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
#BalanceTonPilleur : les internautes ont-ils le droit de dénoncer des personnes après les pillages du samedi 17 octobre ?
Blindés, unités d'élite, 70 000 policiers et gendarmes… Laurent Nuñez détaille l'important dispositif de sécurité mobilisé pour les manifestations du 24 octobre