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On pensait cet organe « au repos » après la ménopause : cette étude nous révèle son rôle caché
Une entreprise basée à Birmingham propose de retarder la ménopause en congelant des tissus ovariens, pour les greffer plus tard. Neuf femmes auraient déjà bénéficié de ce protocole au Royaume-Uni.... Lire la suite
Les ovaires ne deviendraient pas inactifs après la ménopause. Chez la souris, une étude montre qu'ils perdent leur identité reproductive et prennent un profil proche de celui d'un organe immunitaire, envahi de cellules de défense. Des premières données humaines, pas encore validées par d'autres chercheurs, vont dans le même sens. Le rôle exact de cette transformation reste à établir.
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Les ovaires sont parmi les premiers organes à vieillir. Vers 50 ans en moyenne, la réserve d'ovocytes est épuisée, l'ovulation cesse et la production d'œstrogènes chute. L'organe est alors généralement considéré comme inerte, même s'il continue de produire de petites quantités d'hormones, notamment de la testostérone.
Des travaux menés à l'université Northwestern, à Chicago, remettent en cause cette image. L'équipe de Francesca Duncan, biologiste de la reproduction à la faculté de médecine Feinberg, a publié le 10 juin 2026 dans la revue Molecular Human Reproduction une étude sur la souris. Elle suggère que l'ovaire change de fonction après la période reproductive au lieu de simplement s'éteindre.
Les chercheurs ont prélevé les ovaires de souris âgées de 2 mois, de 18 mois et de 24 mois. Ces trois groupes correspondent à la pleine période reproductive, à sa fin, puis à la phase post-reproductive.
Chez la souris, cette dernière phase, parfois appelée oopause, survient vers l'âge de deux ans. Elle reste une approximation de la ménopause humaine : la souris n'a pas de règles et ne connaît pas la chute d'œstrogènes observée chez la femme.
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Pour chaque animal, un ovaire a été examiné au microscope afin d'observer la structure du tissu et les cellules présentes. L'autre a fait l'objet d'un séquençage de l'ARN, qui indique quels gènes sont actifs dans le tissu.
Comme attendu, les ovaires des souris âgées comptaient beaucoup moins de follicules, les structures qui abritent les ovocytes. Le tissu devenait fibreux, avec une accumulation de collagène, et les marqueurs liés à la production d'ovocytes et d'hormones stéroïdes diminuaient.