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Actualité : Alors qu'Audi supprime 7 500 emplois en Europe, Donald Trump dévoile que le constructeur allemand va faire "un énorme investissement" avec 4 500 postes créés aux États-Unis
Pendant qu’Audi supprime des milliers d’emplois en Europe, c’est une usine qui ouvrira ses portes aux États-Unis. Donald Trump parle d’un "énorme investissement" à 4,2 milliards de dollars pour environ 4 500 postes créés là-bas. La nouvelle est dure pour l’industrie européenne, surtout au moment où les droits de douane états-uniens poussent les constructeurs étrangers à produire directement aux États-Unis.
C’est lors d’un rassemblement électoral en Géorgie que Donald Trump a dévoilé ce projet. Audi construira une usine près de Macon avec une capacité de production de 200 000 véhicules par an. Pour l’investissement, l’entreprise allemande chiffre sa part à près de 4 milliards de dollars. C’est en 2027 que les travaux débuteront, puis la production au début des années 2030.
Donald Trump se félicite de ce projet : "200 000 voitures par an, c’est incroyable". Il s’agit de la toute première usine Audi aux États-Unis. Gernot Döllner, dirigeant d’Audi, explique que le site étasunien produira les plus gros SUV haut de gamme de l’entreprise allemande. "C’est un investissement à long terme car nous croyons au marché étasunien", déclare-t-il. Parmi les modèles qui seront produits, on parle des Audi Q7, Audi Q8 et Audi Q9.
En Europe, les nouvelles sont moins enthousiasmantes. En mars 2025, Audi a acté un plan social en Allemagne. D’ici 2029, jusqu’à 7 500 postes seront supprimés, surtout dans l’administration et le développement. L’entreprise allemande cherche une économie d’un milliard d’euros par an.
En 2019, c’est un autre plan qu’Audi a lancé avec la suppression d’environ 9 500 postes de production. Et il y a aussi la Belgique qui encaisse un choc. En février 2025, l’usine Audi de Bruxelles a fermé ses portes avec environ 3 000 emplois touchés.
Mais malgré ces coupes brutales, Audi investit toujours en Europe. Le constructeur allemand a prévu 8 milliards d’euros pour ses sites allemands sur quatre ans, jusqu’en 2029. Un accord protège aussi les emplois sur ces sites jusqu’à la fin de l’année 2033.
Il y a une raison pour laquelle Audi s’installe aux États-Unis. Les véhicules que l’entreprise allemande vend là-bas sont importés depuis l’Europe ou le Mexique. Mais en 2025, les droits de douane salés de Donald Trump ont coûté environ 1,2 milliard d’euros à Audi. Résultat, une production directement aux États-Unis réduit l’exposition. Et gardons en tête que Volkswagen espère aussi un allègement tarifaire après un investissement aussi conséquent.
Les ventes d’Audi souffrent aux États-Unis. En 2026, elles ont chuté de 16 %. Et lors du premier semestre 2026, les ventes mondiales ont reculé de 7 % sous la pression de la concurrence chinoise et des droits de douane. Audi cherche donc à se protéger avec son usine aux États-Unis et à développer sa présence sur place.
L’annonce faite par Donald Trump en Géorgie n’a rien d’un hasard. Le 3 novembre prochain auront lieu les élections de mi-mandat. La Géorgie est un État très disputé. Donald Trump officialise donc là-bas l’usine d’Audi comme une preuve de l’efficacité de sa politique douanière à quelques jours du vote.
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