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Un manifestant gravement blessé au tibia par une grenade à Reims lors de la mobilisation du 24 octobre, une enquête confiée à l'IGPN
Les forces de l'ordre ont empêché le cortège de pénétrer dans le centre-ville, samedi, notamment à l'aide de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Deux manifestants ont alors été blessés, selon les pompiers de la Marne, dont un grièvement.
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Une enquête a été ouverte et confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, après qu'un manifestant a été grièvement blessé au tibia par une grenade lancée par les forces de l'ordre lors de la mobilisation contre la vie chère à Reims (Marne), samedi, indique lundi 26 octobre la préfecture du département à ICI Champagne-Ardenne.
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Samedi dernier, 2 500 personnes ont défilé dans les rues de Reims pour "l'acte II" de la mobilisation contre la vie chère et pour la défense des services publics. La manifestation, non déclarée, était interdite dans le centre-ville par arrêté préfectoral. Les forces de l'ordre ont empêché le cortège de pénétrer dans le centre-ville, notamment à l'aide de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes.
C'est à ce moment-là que deux manifestants ont été blessés, selon les pompiers de la Marne, dont un grièvement. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, citait Reims parmi les trois villes françaises où des manifestants ont été "assez gravement" blessés, avec Toulouse et Clermont-Ferrand.
Contactée par ICI Champagne-Ardenne, la préfecture de la Marne confirme que deux grenades GM2L, des grenades de désencerclement, ont été utilisées rue Gambetta, à Reims. Ces grenades combinent un effet sonore et un effet lacrymogène. Elles présentent un caractère "explosif" susceptible de provoquer des projections. Le directeur de cabinet du préfet indique qu'elles ont été utilisées "à l'encontre de personnes ayant perpétré des violences", les seules grenades lacrymogènes ne suffisant plus, selon lui, à "maintenir l'ordre".
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