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« C’est comme dévoiler pour qui on a voté » : en pleine croisade pro-IA, le patron d’Epic Games accuse Steam d’encourager des « campagnes de haine »
Pas vraiment connu pour ses opinions nuancées et mesurées sur l’industrie du numérique, Tim Sweeney, patron d’Epic Games et papa de Fortnite, a passé ces derniers jours à crucifier en place publique la nouvelle politique de Valve concernant l’utilisation de l’IA dans Steam, note IGN.
Depuis quelques mois maintenant, la célèbre plateforme de distribution de jeu s’est dotée d’un encart précisant si un jeu a ou non fait appel à des grands modèles de langage dans le cadre de son développement. Pour son rival, qui a pris fait et cause en faveur de l’IA, c’est déjà une « décision politique » insupportable, comparable au fait de « dévoiler de force l’historique de vote d’un développeur ».
Selon lui, il est « révoltant d’obliger les développeurs à rédiger un projet politique » qui pourrait ensuite être manipulé dans des « campagnes de haine anti-IA » menées par des « factions malveillantes » nées grâce à l’aide de Valve. En grossissant un peu le trait, il explique que, selon la même logique, Valve devrait également demander aux développeurs de lister leur affiliation politique afin de plaire aux joueurs et joueuses qui votent démocrate ou républicain.
Age ratings tell parents what’s in a game so they can make informed decisions for their kids.These AI statements are just as partisan as mandatory political essays or forcing developers to list their voting history to drive cancel campaigns and public struggle sessions.
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Si la comparaison entre l’utilisation de l’IA et l’adhésion à un parti politique lui a valu quelques remarques désobligeantes sur X, le patron d’Epic Games ne s’est pas arrêté là et affirme qu’avec sa politique de transparence, Valve participe à une certaine « cancel culture » allant jusqu’à saboter le travail d’honnêtes développeurs et développeuses pour « imposer leurs idées politiques ». « Dans un an, tout le monde utilisera l’IA, les jeux seront mieux, développés plus rapidement et ils feront semblant que la meute haineuse qui a fait usage de menaces de mort était seulement incomprise. »
Il n’est pas étonnant de voir le patron d’Epic Games s’en prendre à Valve qui est un de ses plus gros concurrents. Les deux entreprises disposent de leur plateforme de distribution de jeu et Sweeney s’est toujours illustré par son combat acharné contre la domination des grandes plateformes sur nos habitudes numériques, notamment Apple.
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