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Au procès de l'assassinat de son grand frère sur fond de narcotrafic, Amine Kessaci évoque le souvenir de celui qui l'a "toujours encouragé"
Le témoignage du militant de 23 ans est l'un des plus attendus lors de ce procès, débuté le 19 octobre pour juger un triple assassinat qui a coûté la vie en décembre 2020 à son frère Brahim, impliqué dans le narcotrafic.
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"Cela fait six ans que Brahim a été assassiné et ce qui me manque le plus, c'est sa voix. La voix, c'est quelque chose que la mémoire oublie." Amine Kessaci, figure de la lutte contre le narcotrafic à Marseille, a commencé, mercredi 28 octobre, sa déposition à la barre de la cour d'assises, qui juge les meurtriers présumés de son grand frère qu'il a décrit en aîné protecteur pour sa famille. Le verdict est attendu le 6 novembre.
"Pas une quête de vengeance, mais simplement la justice" : ouverture du procès de l'assassinat du frère d'Amine Kessaci
Le témoignage du militant de 23 ans, désormais adjoint au maire de Marseille et qui vit sous protection policière, est l'un des plus attendus du procès qui a débuté à Aix-en-Provence le 19 octobre pour juger un triple assassinat qui a coûté la vie en décembre 2020 à son frère Brahim, lié au narcotrafic.
Veste blanc cassé sur t-shirt blanc, le jeune homme a pris de profondes respirations avant de débuter sa déposition. Il a pris la parole sous le regard des cinq accusés, dont Amine Oualane, baron de la criminalité marseillaise devenu l'un des chefs présumés du gang DZ Mafia.
"Je voudrais dans un premier temps vous parler de Brahim, [de] ce qu'il était pour moi. Mon grand frère, qui aimait sa famille [et] était conscient de ce qu'il faisait", a déclaré celui qui est aussi étudiant en droit. "Il était surtout dans une optique de dire à ses frères d'aller a l'école, de travailler, [que] l'école était le seul moyen pour nous de nous sortir de notre cité, et d'en sortir la tête haute." Dans la fratrie élevée par une mère seule, Brahim, mort à 22 ans, était "celui qui protégeait ses frères, celui qui riait, celui qui me faisait rire, celui qui m'a toujours encouragé, même d'un air moqueur parfois".
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