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Attention, si un proche vous demande de voter pour une enfant sur WhatsApp, ne cliquez surtout pas
La Gendarmerie nationale alerte sur une arnaque WhatsApp qui circule depuis plusieurs jours. Un proche vous demande de voter pour une enfant inscrite à un concours, mais le lien mène à un faux site conçu pour pirater votre compte.
Le 26 octobre, la Gendarmerie nationale a donné l'alerte sur une arnaque WhatsApp au faux vote, avant que Cybermalveillance.gouv.fr ne publie un bulletin de vigilance le lendemain. Le message, envoyé depuis le compte d'un proche, sollicite un soutien pour une jeune « Sophie », engagée dans un concours avec une bourse d'études à la clé. Le lien conduit à un faux site de vote qui réclame un code, grâce auquel les escrocs relient leur propre appareil au compte WhatsApp de la victime, avant de s'en servir pour piéger ses contacts.
La Gendarmerie nationale a relayé l'alerte lundi sur Facebook, au sujet d'une escroquerie qui se propage depuis plusieurs jours. Dans l'exemple publié, on retrouve un message dont l'expéditeur sollicite un vote pour Sophie, « la fille de mes amis », en lice pour une bourse d'études et l'occasion de monter sur scène. D'autres versions mettent en avant une certaine Eliška, avec un cours de danse gratuit à gagner. Le récit est à chaque fois assez vague pour convenir à n'importe quel cercle d'amis, et c'est ce qui le rend si efficace.
L'adresse du lien suffit pourtant à éveiller les soupçons. Elle mène à « academybalet[.]lat ». Vous avez remarqué que « ballet » a perdu un « l », et l'extension .lat, créée à l'origine pour les sites liés à l'Amérique latine, n'évoque aucun organisme reconnu. Puis derrière, on retrouve une page soignée au nom d'une prétendue école de ballet de Prague qui affiche un compteur de votes et assure que cinq voix à peine séparent les finalistes. De quoi pousser à cliquer sans trop réfléchir.
Pour valider votre vote, le faux site vous demande votre numéro de téléphone, que les escrocs utilisent pour lancer l'ajout d'un nouvel appareil à votre compte. La page affiche ensuite un code et détaille la marche à suivre, à savoir ouvrir WhatsApp, aller dans « Appareils connectés », choisir de se connecter avec un numéro de téléphone, puis saisir le code. Vous venez alors de relier l'appareil d'un inconnu à votre compte. Cette technique d'appairage détournée, baptisée GhostPairing, est de plus en plus exploitée depuis l'année dernière.
Le compte piraté sert aussitôt de relais. Les escrocs écrivent à vos contacts en votre nom, et l'arnaque gagne de nouvelles victimes par effet boule de neige, y compris via des groupes sur les réseaux sociaux. Les malfrats peuvent aussi réclamer de l'argent à vos proches, vous faire chanter avec vos photos ou vos échanges, voire vous bloquer l'accès au compte et exiger une rançon. Le procédé n'est évidemment pas sans rappeler les faux votes pour de jeunes athlètes repérés par des experts cyber en 2025, déjà sur WhatsApp, une messagerie décidément déjà très prisée des fraudeurs en France.
Les gendarmes et Cybermalveillance.gouv.fr tiennent à rappeler trois réflexes simples à avoir. D'abord, ne pas cliquer sur le lien, même s'il vient d'un contact de confiance. En cas de doute, mieux vaut joindre le proche concerné par un autre moyen, un appel ou un SMS par exemple. Et enfin, il est impératif d'activer la vérification en deux étapes, dans la rubrique « Compte » des paramètres. Cybermalveillance.gouv.fr ajoute que toute demande d'un tiers visant à accéder aux paramètres de votre compte, ou à vous faire saisir un code, doit être considérée comme un signal d'alerte majeur.
Si vous avez saisi le code, vérifiez sans attendre la liste des « Appareils connectés » et supprimez tout appareil inconnu. Contrôlez ensuite les paramètres du compte, de l'adresse e-mail de récupération à la vérification en deux étapes, ainsi que les liens éventuels avec Instagram ou Facebook. Prévenez vos contacts, de préférence hors de WhatsApp. Si l'accès au compte est perdu, suivez la procédure officielle de WhatsApp et consultez le bulletin de vigilance de Cy