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À Trappes, les médiateurs sont à l'écoute des habitants après l’attentat raciste
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Un hommage national sera rendu à la victime de l'attentat raciste de Trappes (Yvelines) Pengo Bossio Wangi, qui était âgé de 26 ans. Dans la commune, l'émotion est toujours très forte cinq jours après cette attaque qui a fait un mort et cinq blessés. Des médiateurs sont mobilisés pour recueillir la parole des habitants.
Ce texte correspond à une partie de la transcription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
En période de vacances à Trappes (Yvelines), un parc habituellement grouille d'enfants et de familles, mais là où le tireur est passé, là où il a ouvert le feu, tous les habitants ne sont pas encore prêts à revenir. Certains ont même préféré quitter le quartier quelque temps. Hamid Mallouli est médiateur. Il arpente les rues ce mercredi 28 octobre au matin pour recueillir les peurs et rassurer, tâche délicate lorsque l'on est soi-même très touché : "J'ai peur. Je me rends compte que ça aurait pu être moi parce que je passe par ici tous les jours. C'est un combat intérieur. Je me dis que je dois passer par là pour traverser ça. C'est mon travail. Je suis là tous les jours. Si je commence à faire un détour et à avoir peur de passer par là, autant que je change de travail", partage le médiateur social.
Cinq jours après l'attentat, il faut trouver les mots. L'émotion ne retombe pas et beaucoup ont besoin d'en parler. "Je me dis que ça peut donner des idées à d'autres personnes de passer à l'acte, quand les mêmes idées tournent dans leur tête depuis peut-être des années", craint Adel Rachedi. Parce qu'il est profondément attaché à sa ville, il, n'envisage pas de déménager. "On a une église, on a une synagogue, on vit en communauté tous ensemble. Lorsqu'il y a un drame, on ne regarde pas les religions, on ne regarde pas les couleurs, on aide", affirme-t-il.
Refuser l'image négative associée à Trappes, c’est un autre sentiment très présent, même chez ceux qui n'y habitent plus. Les habitants disent faire confiance à la justice et attendent beaucoup de l'enquête.
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