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VIDEO. "Votre solidarité nous touche" : à la marche blanche de La Verrière, l'émotion de la mère de l'enfant gravement blessée dans l'attentat raciste des Yvelines
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Une marche blanche en hommage aux victimes de l'attaque a eu lieu mercredi soir à La Verrière, sur les lieux où une jeune fille a échappé de peu à la mort. La mère de l'enfant a exprimé sa reconnaissance à ses soutiens et assuré que sa fille "continue de se battre".
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
"Voulez-vous savoir où on a trouvé le corps de mon enfant ? Je vais vous le montrer." A l'issue de la marche blanche en hommage aux victimes de l'attentat des Yvelines, mercredi 28 octobre, le cri du cœur de la mère de Ramatou, 12 ans, résonne dans les rues de La Verrière. "Elle a couru pour venir se réfugier derrière une voiture, c'est ça qui l'a sauvée. Elle m'a dit : 'Maman, je me suis battue pour toi et mon père'. La petite, elle n'a rien fait pour mériter ça !", témoigne-t-elle, très éprouvée.
L'enfant a été touchée par huit impacts de balles à La Verrière vendredi dernier. Son état de santé s'améliore, mais une longue rééducation l'attend. Une cagnotte pour l'accompagner a déjà permis de récolter plus de 96 000 euros. "Depuis vendredi, votre élan de solidarité nous touche, moi et mes enfants. Elle continue de se battre, le chemin sera très long. Donc, on a encore besoin de vous. Que justice soit faite. C'est tout ce que j'avais à dire. Merci à tous", a tenu à saluer la maman de la petite fille.
Cet appel à se rassembler a été entendu et très suivi. Plusieurs centaines de personnes se sont réunies contre le racisme. Pour les habitants qui connaissent les victimes, l'émotion ne retombe pas. "C'était une petite de notre quartier qui a été touchée. Ça aurait pu être nous à sa place. Donc, on se met à sa place. On aurait pu ne pas être ici aujourd'hui. On espère que ça se reproduira plus, on est tous là pour rendre hommage, pour montrer aux victimes qu'elles ne sont pas toutes seules", confie un participant.
Une femme dans le cortège dit ressentir "un peu de colère, beaucoup de tristesse et d'incompréhension. Et le fait que ce soit dans la ville où on vit, c'est encore un peu plus difficile à accepter." Tous disent attendre beaucoup de l'enquête. La garde à vue du tireur doit prendre fin dans les prochaines heures. Il devrait être présenté à un juge.
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