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Actualité : Fin du démarchage téléphonique : 43 000 signalements recensés en deux mois, malgré l’interdiction
Depuis l’interdiction du démarchage téléphonique non consenti cet été, 43 000 signalements ont déjà été déposés. Un nombre moins important qu’auparavant, mais qui témoigne de la persistance d’une pratique pourtant hors la loi.
© RecCameraStock/Shutterstock - Le démarchage téléphonique non consenti est interdit, mais les appels continuent d’affluer par milliers.
Les appels commerciaux indésirables continuent de perturber le quotidien des Français malgré le durcissement récent de la législation. Depuis le 11 août 2026, tout démarchage non sollicité nécessite pourtant le consentement explicite, préalable et traçable du consommateur. Mais entre début août et fin septembre, la répression des fraudes (DGCCRF) a tout de même recensé quelques dizaines de milliers de signalements, preuve que certains professionnels du secteur contournent ouvertement la loi.
Au total, ce sont 43 000 signalements de démarchage téléphonique non sollicité qui ont été déposés de début août à fin septembre sur la plateforme SignalConso et sur feu Bloctel durant ses derniers jours d’activité. Plusieurs acteurs continuent donc de passer outre la loi, alors que la nouvelle réglementation leur impose désormais d'obtenir l'accord explicite des particuliers avant tout appel. À noter, de nombreuses plaintes enregistrées concernent des appels liés à la rénovation énergétique, un secteur où le démarchage téléphonique est pourtant proscrit depuis 2020.
Pour la répression des fraudes, il reste néanmoins “trop tôt pour tirer des conclusions” sur l’évolution réelle du nombre d’appels reçus. L’administration souligne d’ailleurs que le suivi des plateformes ne montre pas d’augmentation marquée des plaintes par rapport aux années précédentes. À titre de comparaison, plus de 150 000 signalements avaient été enregistrés sur les premiers mois de 2026. Sur l’ensemble de l’année 2025, la DGCCRF avait comptabilisé 287 000 alertes, contre 266 000 en 2024, tout en infligeant plus de 11 millions d’euros d’amendes aux entreprises en infraction.
Avec cette réforme, l’exécutif espère endiguer les sollicitations abusives, massivement rejetées par les consommateurs et qui débouchent régulièrement sur des escroqueries. Selon une enquête publiée en février par l’association Que Choisir Ensemble, 97 % des Français se disaient “agacés” par ces appels incessants. Reste donc à patienter encore quelques mois pour avoir les premiers rapports jugeant de l’efficacité ou non du dispositif, qui devrait se concrétiser via de futurs contrôles et sanctions appliquées aux sociétés récalcitrantes.
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Journaliste actus sur Les Numériques. Passionné de nouvelles technologies et amoureux éperdu des produits Apple.